‹ La prétendue conférence [microforme]Chapitre 10 sur 47 · TS ÉD A ER D · texte numérisé non relu

TS ÉD A ER D

honorables et excellents, sans doute, mais ne valait-il pas mieux, dans les circonstances ct pour en finir avec ce sujet, obtenir un jugement des plus hautes cours, après avoir soumis toute la question.

Il existait des doutes plus que sérieux sur cette matière, M, Lash, l'associé de M. Blake et ancien député-ministre de la justice, M. Bethune, ancien député libéral dans la législature d'Ontario et l’une des célébrités du barreau, étaient, entre mille, d'opinion que les pouvoirs provinciaux n'avaient pas juridiction sur les icences.

Quoi qu’il en soit, la Cour Suprême a prononcé, et, comme l'avait promis Kir Hector Langevin, au nom du cabinet, celui-ci s’est soumis loyalement et de bon cœur,

Ce cri de ‘* droits des provinces” nous a parfois entraînés un peuloin,dans le Bas- Canada. Il importe de ne pas oublier que nous avons une constitution écrite et des

tribunaux pour l’inter réter, quand il!

s'élève des divergences. Que la Puissance ou l’une des provinces cherche à outrepasser sa juridiction, ou l’outrepasse sans intention, le remède est prompt et facile, La Cour Suprême, et le Conseil privé au besoin, sont là pour remettre chacun à sa place et rendre à tous égale justice.

A quelles extravagances ne s’est-on pas livré sous prétexte de défendre l’autonomie des provinces? Les premiers-ministres d’Ontario, de Québec, de la Nouvelle- Ecosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba n’ont-ils pas accusé les autorités fédérales ‘ de soustraire sans compensation,” en d’autres termes, de voler des travaux construits en tout ou en partie par les législatures ? Quand—nous l'avons démontré—le gouvernement et le parlement de la Puissance, réservant d’une manière expresso tous les droits acquis des provinces—n’a fait autre chose que

mettre ces travaux, ces chemins de fer sous l'opération des lois fédérales deiti nées à protéger le publie du Dominion.

N'a-t-on pas lu, ces jours derniers, dans un journal, que les provinces ‘‘ ne peuvent plus construire de chemins de fer sans demander permission à Ottawa ?”

Il est déplorable que les questions les plus graves soient ainsi défigurées,

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