AUSSI
“grave que la destruction de notre édifice “national, avectous sesavantiSes, ses sou- ‘ venirs et ses espérances, ne convien- “* drait-il pas de s'assurer pourquoi nous ‘‘en agissons ainsi ? Hasarderez-vous ‘une démarche aussi désespérée, quand ‘une grande Partie des maux que vous voulez fuir, n'ont pas d'existence réel- “le? Ferez-vous cette démarche quand ‘les maux certains vers lesquels vous “* courezsont plus considérables que ceux ‘* que vousvoulez fuir? Voulez-vous commettre une aussi terrible chose ? Tous ‘ prétendent être satisfaits de l'Union, si ‘les droits constitutionnels peuvent y être “tous maintenus, Est-il vrai, alors, qu'au- ‘ cuu droit clairement décrit dans la cons- ‘titutioa ait été méprisé ? Je ne le crois ‘pas. Par bouheur, l'esprit humain est ‘constitué de telle Wanière qu'aucun * parti n'aurait l'audace d’eu agir ainsi,
La
“Indiquez, si vous le pouvez, une ‘seule circonstance dans laquelle une | “* disposition clairement définie de la!
‘constitution à été méprisée, Si, par | * la simple force du uombre, une mAjo- ‘€ rité privait une minorité d'aucun droit | ** constitutionnel clairement défini, celx ‘* pourrait, à un point de vue moral, jus- “‘tifier une révolution : cela la justifie.
‘* rait sans aucun doute s'il s'agissait d’un |
“droit vital. Mais telle d'est pas notre | “cas, Tous les droits vitaux des mino- | “* rités et des individus leur sont si plei- ‘nement garantis dans la constitution ‘par des affirmations et des négations, * des garanties et des prohibitions, qu’il | ‘* be s'élève javais de différends à ce ‘propos. Muisil ne peut être fait de |
‘loi organigue avec des dispositions ‘* spécialement applicables à toute ques- | ** Lion qui pourra survenir dans l'adminis- | “tration pratique des affaires,”
Nous prions ceux de Dos hommes pu- | blics qui je ‘tent dane l'opinion des semen- |
ces de mécontentement et de dissatisfac- | tion, en parlant sans cesse de prétendus | empietements du pouvoir fédéralde vou: | loir bien ne pas passer à la légère sur ces paroles de Lincoln. Qu'ils indiquent | ‘ uneseule circonstance dans liquelle une | disposition clairement définie de la cons- | titution a été méprisée ” par le gouverne- | ent coutral ; une seule circonstance | dans laquelle une minorité du peupie ea. |
nadien 4 été dépouillée d’un droit vital | Les dénonciations et les déclamations à l'usage de la foule igborante ne peuvent avoir de poids, d'autorité et de aleur contre les faits et la vérité historique,
Or, il est permis d'aftirmer sans hésita.
tiou que durant l'existence entière de la Confédération, il n'a été fait aucune tentative de violer les libertés constitutionnelles d'aucune province ou d'aucune classe de la population.
Au reste, la constitution n’a pas chargé les législatures des Provinces de juger la couduite du Souvernement fédéral Leurs devoirs et leurs attributions sont d'un autre genre, Et quand ils sortent de leur rôle en cherchant à changer la constitution de la Puissance, il est bon de méttre sous leurs Jeux ces paroles de Webster traitant dans le sénat américain la question du droit des Etats :
“Sil'on trouve dans la constitution “nationale, soit duns ses dispositions “originaires, ou dans des interprétations ‘subséquentes, quelque chose qui ne de- * devrait pas y être, le peuple sait com- ‘ment la faire disparaître, Si aucune
interprétation inacceptable pour lui,
est donnée de telle façon qu'elle devienne pratiquement partie de la consti- ‘ tution, il l’amendera selon sa souvVel "6 volonté, Mais tant que Île peuple ju- * gera bon de la maintenir telle qu’elle est, tant qu’il en sera content, il refusera de la changer. — Qui à donné, ou “qui peut donner aux législatures des Etats le droit de l’altérer, soit par in- ‘intervention, soit par interprétation, OU autrement? Nos adversnires ne * semblent pas se souvenir que le peuple à tout pouvoir de faire quoi que ce soit ‘ pour Jui-même : ils s'imaginent qu'il n'y à de sécurité pour lui que s'il est Sous la garde des législatures des Etats.
Monsieur, le peuple n'x pas confié ses destinées, par ‘apport à la constitution générule, à ces mains. 1] 4 exigé d’autres guranties et pris d’autres précautions, 11 s’est fié à lui-même, d’abord, à la rédaction claire de la constitution, et à l'interprétation que le gouverne- ‘ment lui-même, dans les cas douteux, ‘donnerait à son propre pouvoir, sous
se
‘* son serment d'office ét sa responsubi- “ Vé au peuple ; absolument comme le ‘* peunle d’un Etat confie ce pouvoir au ‘gouvernement da l'Etat, En second ‘* Lieu, il à reposé confiance dans l’efticaci- ‘€ té des élections fréquentes, et dans son ‘* propre pouvoir de renvoyer ses propres ‘serviteurs et agents quand il le juge à ** propos. … Eï, finalement, le peuple des “ Unis n'a en aucun temps, en aucune ‘ façon, directement ou indirectement.
‘*auiorisé aucunes législatures des Etats ‘* à expliquer ou interprèter sa grande * charte de gouvernement ; encore moins ‘à intervenir de leur propre pouvoir, ‘* pour en arrêter le cours et l'opération.”