‹ La prévosté de Paris et l'Isle-de-FranceChapitre 81 sur 90 · Cap · texte numérisé non relu

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i7a DAV1TY, RANCHIN, ROCOLES,

dateur, comme on vient d'en établir la probabilité, ii faut mettre Saint-Germain-l'Auxerrois hors de cause, aussi bien que Saint-Germain-des-Prés. Saint Landry devint évêque de Paris seulement en 652, et le miracle de saint Eloi se place sous le règne de Dagobert. C'est donc à Saint-Germain-le-Vieux qu'il se passa, et, dans la pensée de l'hagiographe, si saint Eloi en avait été l'intercesseur, saint Germain de Paris en était l'auteur. C'est encore, selon moi, pour Saint-Germain-le-Vieux que le même saint Eloi fabriqua le tombeau ou, la châsse de saint Germain1, énumérée parmi les ouvrages d'orfèvrerie qui contribuèrent à sa renommée avant son élévation à l'épiscopat, c'est-à-dire avant 640. On a toujours compris que cet ouvrage avait été exécuté pour l'église de Saint-Vincent; mais à Saint- Vincent, comme j'ai eu déjà l'occasion de le dire plusieurs fois, le corps de saint Germain resta enfoui jusqu'en 752 sous le sol de la chapelle extérieure où on l'avait enterré, et le récit très détaillé que nous avons de l'exhumation ne mentionne aucun monument d'orfèvrerie recouvrant la sépulture. On conçoit, au contraire, qu'une châsse somptueuse, un coffre en forme de tombeau ait contenu la relique qui avait motivé la consécration de l'autel principal de Saint-Germain-le-Vieux. Moins cette relique avait de prix en comparaison du corps que possédaient les moines de Saint- Vincent, plus on avait dû chercher à éblouir les yeux par la magnificence de son enveloppe. C'est autour de cette châsse et de l'autel, placé vraisemblablement au-dessus, que régnait la balustrade mentionnée dans le miracle du boiteux guéri.

Enfin, je vois une troisième mention de Saint-Germainle-Vieux dans le vocable de la cathédrale de Paris, tel que l'expriment deux chartes du temps de Charlemagne.

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