SCÈNE III
d'axtas, le comte.
Le Comte. — Monsieur le marquis, j'allais vous faire prier de passer chez moi.
D'Antas. — Puis-je savoir, monsieur, ce qui me valait cet honneur ?
Le Co^^ite. — Je vais vous le dire : A mon âge, monsieur, on n'aime plus les contes de fées.
D'Antas. — Je ne vous comprends pas.
Le Comte. — Que je donne un ordre et je suis obéi sans retard ; que je forme un désir et on le satisfait comme par enchantement ; les valets qui m'entourent sont autant de génies familiers.
D'Antas. — Cela prouve une bonne tenue de maison.
Le Comte. — Un soupçon m'est venu, monsieur le marquis, et j'ai pensé que vous deviez connaître ce protecteur invisible.
D'Antas. — Mais ...
Le Comte. — Vous le connaissez ?
D'AntIs. — Eh bien ! , . . oui.
Le Co:mte. — Et cet homme s'appelle ? . . . Parlez donc, monsieur.
D'Antas. — Il s'appelle Philippe d'Orléans. Le Comte. — Le régent î . . . Comment, c'est son altesse ? . . .
D'Antas. — Oui, monsieur, le régent qui vous a délivré de l'exil et veut vous rendre à la cour de France le rang dont vous êtes digne.
Le Comte. — Mais qui donc son altesse a-t-elle chargé de nous distribuer ses bienfaits ?
D'Antas. — Eh bien ! monsieur, son altesse a pris pour intermédiaire votre meilleur ami. Le Comte. — Mon meilleur ami ?
D'Antas. — Moi.
Le Comte. — Vous ?