‹ La prière des naufragésChapitre 28 sur 41 · LES MÊMES, HORACE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, HORACE

Le Comte. — Comme vous tenez tard.

Horace. — »Pai eu ce matin une audieuce de son altesse.

Le Comte. — Vous avez vu le régent ?

Horace. — Oui, monsieur le comte, et j'ai reçu l'accueil le plus gracieux.

Le Comte. — Il vous a parlé sans doute des bontés dont il nous comble.

Horace. — Xon, car, il y a une heure, son altesse ignorait encore que vous fussiez en France.

D'Antas (à part). — Diable !

Le Comte. — Est-ce possible ?

Horace. — Elle Fa seulement appris par moi et par la lettre que vous lui avez adressée.

Le Comte (à d'Anias). — Mais alors, monsieur ce que vous m'avez dit. . .

D'Antas. — Ce que je vous ai dit, monsieur le comte . . .

Le Comte. — Eh bien ?

D'Antas. — Je m'exécute de bonne grâce, monsieur, et j'avoue. . . que je vous trompais.

Le Comte. — Ainsi, cette maison, ces domestiques ?

D'Antas. — Tout cela m'appartient.

Le Comte. — Si puissant que vous soyez, monsieur le marquis, vous ne refuserez pas l'explication de votre conduite.

D'Antas. — C'est trop juste. . . j'ai été touché des malheurs d'Ogarito ; je lui voulais du bien, en prévoyant que votre fierté refuserait mes bienfaits, je vous ai caché la main qui vous ks prodiguait. Puisqu'aujourd'hui le secret est dévoilé, permettez-moi de vous faire connaître mes intentions. Ma proposition n'aura, je l'espère, rien de blessant pour vous. J'offre à Ogarito de l'adopter comme mon fils ; n'ayant pas d'héritiers,

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