BAH ABU
Ah ! saprisli I j'ai bien une oreille pour chacune, mais en fait de nez, je n’en ai qu’un, et si elles veulent le tirer en même temps... enfin, nous arrangerons ça pour le mieux. *
RAOUL
Regarde... voilà mon premier sourire depuis que cos misérables nous ont abandonnés... c’est bon signe!
BARABAS
Un ordre, capitaine, un ordro, et s’il y a uu danger à courir,
tant mieux ! Je suis si content, voyez-vous, que je suis prêt à avoir du courage.
RAOUL
C'est du froid surtout, que Marthe souffre, et qous n'avons plus de bois; il faudrait eu trouver d'autre.
BUUUS.
J'en trouverai!
RAOUL
Va donc...
BARABAS
Au galop!
' * RAOUL
Ah ! prends mon fusil.
, BARAKAS.
Pourquoi faire ?
RAOUL
Tu peux rencontrer quelque gibier.
BARABAS
Je suis si maladroit!... Pourtant, quand je ferme les yeux et que je ne vise pas, je tire assez juste, (a part. « A bien-
tôt, chère petite maîtresse; je vous envoie de loin un gros baiser... et puis encore... et puis toujours I ni tort.}
Le salut I je leur perle de salut!... et quand iUsont là, je m'efforce d'espérer avec eux; mais seul, je sens bien qu’il u’y en a pas de salut! Autour de nous, une mer immeuse, inconnue; sur nos tètes des avalanches toujours près de s’écrouler ; sous nos pieds, on abime sans fond qui nous engloutira lo jour où les vagues soulevées briseront celte glace qui nous porte!... partout le desespoir! partout la mort! (o»i u couW = iuo-ii) Louise!... oh! qu’elle ignore ce que je souffre, ce que je redoute surtout,