D’ART AS
Et sur quel sujet monsieur Horace va-t-il l'interroger ?
HORACE, a**c força.
Sur vous.
d’amas.
Sur... moi?
HORACE
Pourquoi pas ?
d’antas.
Faites, monsieur, mais hâlcz-vaus.
HORACE, poiRval U p4Bloaia*Mi ptrota.
Ogarita, cet homme, est-ce que vous le connaissez? est-ce que vous Paves déjà VU? ISlc iraUc rouloir i'rlwsaet Oc TiMB.| CraigUCXvous de vous approcher de lui? (H U coudou p ,-a* «ed'AatM.)
OGARITA.
Olll... [Eue iVloiKM «n friMMiMUl.l
d’art AS, i part.
Et moi qui me sentais prêt à l'aimer!... (n»m a crorgn.) Maintenant que monsieur de Drionnc est satisfait, exéeutez mes ordres. HORACE.
Oh! cependant...
CEORCES.
Après tout, c'est peut-être la curiosité seule qui l’a conduite ici, peut-être donnons-nous à ses gestes un sens qu’ils n’ont pas, ou qui résulte du hasard?..,
d'amas.
A la bonne heure I voilà un homme raisonnable.
HORACE, è Gnrcn.
Mais regardez-la, mon aini, regardez ce front noble, ces yeux suppliants, celte bouche qui voudrait parler... Non, non, je ne me trompe pis, il y a ici un mystère profond.
Capitaine, qui donc a le droit de commander, monsieur Horace ou moi?
GEORGES
Allons, partez, pauvre fl-inmo, en emportant un hou souvenir de ceux que vous ne devez jamais revoir. Pendant que notre navire fera voile vers d’autres climats, altez retrouver dans vos montagucs votre mari ou votre mère...
OGARITA.
Mère... mère!...
HORACE
Ce mot... ,
GEORGES
Entendez-vous, monsieur le marquis?
d’antas. î .
Oui... est-cc que cela vous étonne ?
IIORACE.
Rca ucou p 1
d'amas.
Et pourquoi les sauvages ne .répéteraicnl-iU pas les paroles qu’il entendent?
HORACE
Mais l’accent, l’expression...
d’amas.
Elle aura retenu ce mot arraché par les (orlurcs à quel quo- Français prisonnier de sa tribu, et si une chose m'étonne, c’est de vous voir prendre de l’intérêt à une diablesse dont les compagnons voulaient nous écbarper bel et bien... N 'est -elle pas trop heureux* déjà qu'on la laisse libre?
HORACE
J’emmène cette femme!
d'amas.
El sur quel navire, je vous prie?
HORACE
Sur celui de Georges.
d'artas.
C'est-à-dire >ur le mien. Il serait au moins poli de me demander la permission.
OEDIttS.
Je tous la demande, moi, mousieur le marquis.
d’amas.
Je la refuse.
UOUACF-, A Gcoise*.
N’obéissez pas!
GEORGES
Won ami!...
IIORACC.
N'obéissez pas, vous dis-je! Au nom de votre loyauté, de cette affection que lu péril vient de rendre plus sainte encore.
GEORGES
liais je suis lié...
HORACE
Abandonner celle femme, c'est un crime I d'amas, a O; anU.
Allons, Ouïssons, parlez ! je le veut ! (ûi« »<ioig»».)
HORACE
Adieu, donc, adieu !...
ooauita.
Dieu!.., iEUe montre le ciel S d'Amat.) Dieu!...
D AMAS, S part.
Si tu n’espas une vaine ressemblance, disparais pour toujours ; l'abîme l’avait rejetée, le désert va te reprendre ! u* moaeut de **- W, OgUU julU M ai ci lajui «iU*( DIim «i H a * de TUrnage.)
8CEWE VIII.
Ua Mores, DIANE, M— DE TIIÊillNCE.
DIANE, (xmhhbi an cri de rarprtra.
Ab !...
M a ‘ DE THLRINGE, de mèm.
Mon Dieu!
DIANE
Jésus! est-ce une vision!... (a »*• de Tb«inn|«.| Regardez!
M®* DE THLRINGE.
Ces jeux... ce visage... mais... c'est...
DIANE
C'est la figure de ma mère! ce sont les traits de ma mère ! HORACE.
Diane...
d’amas.
Que dll-cllc ?l Osa n la regarde Diane et de Ttie’rioge, pan «Me <n de l une A l'autre ei etcoae la lêle ranoie {mer dire .) IE NE LES CONNAIS PAS.
H" 1 * DE THÛUNCE.
Est-ce un miracle du ciel? Qui es-tu toi qui m’apparais comme un souvenir vivant ? Oli! parle-moi, parle-moi!
HORACE-
Hélas! madame, c'est une enfant de ce pays sauvage qui ne peut ni vous comprendre ni vous parler.
M®" DE THLRJRGE-
Et cependant, c’est toi... c'est bien... Iitk ultime.) Non, j’oubliais ces longues années écoulées, Diane, ce n'est pas elle, ce u’est que l’image de la pauvre mère.
DIANE
Oui, ma mère à vingt ans, éclatante de jeunesse comme je la sois daD» mes rêves.
d'artas.
Voilà bien ces filles pieuses qui retrouvent partout le portrait de leurs mères... Ainsi à vos yeui, mademoiselle, Ogarila ressemble à votre mère, à madame de Théringe.
R w DE THÉRINGE.
Ma fille ne s’appelait pas madame de Thérioge, monsieur ; elle portait le nom de son mari.
DIANE
Elle s'appelait Louise de Lascours.
d’amas, A pari.
Louise de Lascours ?
DUNE
Mais elle, qui nous rappelle tout ce que nous avons aimé, nous ne la quitterons pas; noos l’emmènerons, n'est-ce pas, ma mère?
H®* DE THLRINGE.
Oui, mon enfant.
HORACE
L’emmener, je le voulais, mais lo marquis d'Antas s'y est opposé.
DIANE, à d'Antu.
Vous, monsieur! c’est impossible.
d’amas.
Jo m’y oppose encore, mademoiselle.
H ,De DE THÉRINGE.
Monsieur, je vous en conjure.
DIANE
Cette ressemblance qui nous a frappées l'une ot l'autre, ce n’est peut-être pas le hasard seul qui l’a fait naître.
M®* DE THLRINGE.
Que dis-tu?... mais en effet...
DIANE
Ah ! vous m’avez comprise, ma mère, (a og*nu.| Et toi, si mon cœur ne me trompe pas... Mais viens-moi donc en aide... si tu es... O mou Dieul que lui dire?... et de quel nom l'appeler pour réveiller ses souvenirs ?...
HORACE
Ceux de co pays l'appellent Ogarila.
DUNE
Ogarita. ce n’est pas là ton nom chrétien, lenoin quo t'a donné ta mère dans «on premier baiser... oui, ta te souviens... la mère!... cherche, cherche bien... l’Océan... un navire... des uiateloU, des hommes pareils à cens qui nous entourent...
H®* DE THLRINGE-
Un naufrage?...
DUNE
Des cris de désespoir, une étreinte suprême entre les bras de ta mère...
«■' DE THÉRINGE-
Ta mère... entends-tu, ta mère!...
OGAJUTA.
Mère...
DIANE
Tu te souviens, n’est-ce pas?... (Oçartu potu n* ■»•«* s w r>o*i, Ki«(t U liw «I fl IUMOÙ i «'écart.}
DE THEiUNGE-
Rieo...
DIANE
Rien!
d’artas.
Je pense maintenant qoe personne ne s’opposera plus à l’exécution de mes ordres. Monsieur de Laval, éloignes celle femme.
SI"** DE THLRINGE
Monsieur, au nom du ciel I...
dune.
Grâce!
HORACE
Georges, parles, qoe ferez- vous ?
GEORGES
Ami, ce n’est ni mon détir ni mon cœur qn’il m'est permis de consulter ; il y a ici une volonté plus puissante que la mienne.
d'amas, inc força.
Et je voos ordonoe d’obéir !
HORACE
Arrêtes !... pour la dernière fijjs, consentez-vous à rétracter cet ordre?
d'artas.
Non.
Eh bien, Georges, je vais vous rendre libre de n’écouter que le cri de voire conscience, (n un m Capitaine Georges de Laval, je vais vous faire seul maître sur votre bord... Marquis d’Antas, si votre épée n’est pas celle d’un lèche, défendez-vous.
d'artas.
Soit! (UAegatoes — le» aroaM %* crcmcn.)
DIANE
Arrêtes ! (iti« «• j«u« catra «as. — a icboux.) Ma mère, ma mere, e’est pour nous qu’il veut mourir... Et toi, Dieu des faibles et des orphelins...
OGARITA.
Ah ! (Eli» «Vlanc» T»r, DiaB» n M M U Mis rat U boatS». ) Dieu des faibles... et des orphelin»...
R** DE THLRINGE ,
Écoutez, écoulez!