ACTE IV
l'o saloa du temps de la Régence.
8CETCE I.
D’ANTAS, GEORGES. (a. Um d, rideau, Georfca ttt um peau T prés d'où
UMe ; od frappe plusieurs coups a une porte latérale nas que et l iait la lire
de n rtserie; relia, La porte l'rtlN, et d'AnU* parait.)
DAMAS
Monsieur de Laval, je vous salue.
GEORGES
Ah! c'est vous, monsieur le marquis?
d’antas.
Je vous ai dit hier do m'attendre à cette heure dans le salon de madame de Théringe, el je vois avec plaisir que vous êtes exact... j Je vous reproche seulement de m’avoir laisse frapper sans m’ouvrir... ;
Pardon, je n’avais pas entendu.
d'antas.
C’est possible. Du reste, n'oubliez pas que faire la sourde oreiUo avec moi, c’est du temps perdu, car j’ai toujours une double clef des serrures et au besoin je les brise.
GEORGES
Je vous répète, monsieur, que je n'avais pas entendu frapper... j
d'antas.
N’en parlons plus... Cesl égal, il faut vous soigner, mon cher, votre sauté m'inquiète.
GEORGES
Comment ?
d'antas.
Oui, vous avez mal à la conscience, et je ne connais rien do plus malsain que Icb scrupules. Guérissez-vous de cela.
GEORGES
Croyez-vous doDC que je puisse me résigner à uns existence pa-
reille?... Je ne m’appartiens plus, une main de^fer pèse sur moi... Je subis la volonté d’un mailre iullciible... Ohl ne inc rendrezvous jamais ma liberté?
d’antas.
Voire liberté? fugratt quand j'ai tant fait pour lui!
GEORGES
Vous?
d’amas.
Nous sommes co France depuis deux mois à peine, et vous avez déjà la meilleure part dans les faveurs du régent... Celle haute position , n’est-re pas à moi que vous ta devez? N’est-cc pas moi qui vous ai plaré près de Son Altesse?
GEORGES
Four que je vous y servisse d'instrument et d’espion.
d'amas.
Pardieu ! où serait la nécessité de faire le bien, si on o'y gagnait pas?... Maintenant, parlons d'autre chose, je vous prie, et répondis à mes questions.
GEORGES
Si je refusais de répondre ?
d'antas.
Allons donc (
GEORGES
Je refuse I
d’antas.
A voire aise... Un jour, monsieur Georges de Laval, entraîné â de folles dépenses pour une belle lllle qu’il aitnail, a, pour se pr*rttrer de l'argent, signé un parchemin d’un autre nom que fs sien...
GEORGES
Oh! taisez-vous !
d’antas.
Cela s'appelle un faux, je crois.
Plus bas, plus bas...
d’antas.
Moi , j’ai acheté ce précieux parchemin , cl avant une heure <1 sera remis au régeut.
GEORGES
Soit! je serai perdu.
d’amas.
Mais votre perle, c'est la honte de votre nom, le désliunueur de toute une famille.
GEORGES
Mon pèrel...
d’antas.
Je vois que vous ailes me répondre... Ainsi, depuis son arrivée à Paris , madame de Théringe croit toujours qu’elle habile une hôtellerie louée par vous/
GEORGES
Elle le croit.
d’amas.
File ne soupçonne pas lu main mystérieuse qui l’enferme romw dans un cercle magique, l’œil qui la regarde agir, l'oreille qui l'écoule parler!
GEORGES
Non... cependant, ce qui sc pusse autour d'elle commence à lut sembler élrauge.
d’antas.
El vous aves soin, comme je vous en ai chargé, d'éloigner «es soupçons?
Oui!
d’antas.
Bien! — Où est monsieur Horace, aujourd’hui?
GEORGES
Au Palais-Royal où il sollicite une liculenauce.
d'antas.
Jo ne m’oppose pas à ce qu’oo la lui donne... s’il est sage... daos un régiment de» colonies.
GEORGES
Je ferai observer 5 monsieur le marquis que Son Altesse m'attend...
d'antas.
Elle attendra, monsieur; je n’ai pas fini, ta désir de madame de Théringe est qu’Horace épouse mademoiselle Diane... S’occupet-on de ce mariage ?
CCOUCEi.
Mais... «
b’astu.
S'occupo-t-on de ce inariogo?
Georges.
kfndamr de Théringe a écrit au régnil pour le prier d'y consentir.
d'amas.
Veille* à ce que le rident consente le plus vile possible... Obi ce n'est pas de là que doit venir l'obstacle... Mais je crains que Diane ne soit pas aimée... Ronscignef-mo» donc lâ-dcssus, vous, l’ami du futur.
GEORGES
Vous voulez que j’abuse de sa confiance pour voler ses secrets et vous les livrer ?
d'amas.
Autrement, quel profil aurais-je a ce que vous fussiez son ami?
GEORGES
Je ne le suis plus, monsieur Cette afTection si pure, formée
dans l'exil, qui me relevait à mes propres ycui, et qui fut le seul bonheur de ma vie, je l’ai brisée volontairement pour nclre pas forcé de la trahir!... Depuis le jour où vous avez croisé le fer avec Horace, j*ai fui ses confidences avec terreur, j’ai fermé l’oreille à ses reproches, j’ai détourné la tête à sa rencontre, je me suis laissé méconnaître et condamner par lui; mais du moius je ne le trahirai pas... Ce noble cœur est à jamais fermé pour moi, monsieur le marquis; cherchez d'autres espions pour y lire.
d’antas.
Autant de paroles inutiles, mou cher monsieur do Laval. Faites, je vous prie, annoncer ma visite à madame de Théringe, et allez chez son altesse attendre de nouvelles instructions.
Gt ORGES, A part
Obi je préviendrai Horace, car lutter contre cet homme c'est s'attaquer au de mon.