SCENE II
D’ANTAS, tcsl.
Ainsi, je suis amoureux, moi, Carlo», l'indomptable aventurier, l'homme des complut'» sinistres et des révoltes sanglantes, moi qui ai passé vingt ans dans un désert à chercher l'or qui était mon Dieu! C’en est fait! j'ai uu cœur, un cœur qui désire cl qui souffre !... mes crimes, mon umbiliun, mou égoime, l'orgueil d'avoir réussi, tout cela vient aboutir à un amour insensé... et la femme que j'aime porte le nom de Lascours!... N’imporlcl j’ai combattu d«* («liés mes forces celte folle passion, mais puisque je n'ai pu la vaincre, je veux l'assouvir!.*. ügarita, tu seras à moi, malgré tout, malgré le souvenir terrible du passé, malgré la haine! Pourquoi me hait-elle? pourquoi toujours, à mon approche, cette lèvre crispée, cet œil plein d'éclairs, ce frémisse mon l étrange?... si elle sc souvenait, si elle m'avait reconnu?... mais non, je suis certain du contraire!... pendant le voyage et depuis l'arrivée , invisible on présent, j'ai épié avec un « lionne inquiet le réveil de celte intelligence, comme mi épie I éclosion d'une Ileur; j'ai vu celle pensée se dégager peu à peu des ténèbres... j’ai scruté d'un regard avide celle âme qui s'ignorait encore... et j’en suis convaincu... la vie ne cotnmrnrr pour Og.vrila que du jour où les Indiens l’ont trouvée sur le rivage!