‹ La prière des naufragés [microforme]Chapitre 26 sur 43 · SCÈNE VII, LES MÊMES, OGARITO · texte numérisé non relu

SCÈNE VII, LES MÊMES, OGARITO

(Il aperçoit d'abord Georges qu'il examine avec Curiosité; puis voyant Horace, il court à lui el semble le regarder avec bonheur ; il lui saisit La Main el prononce quelques mots indiens.)

OGanITo.—Tayo.…. iva..

D’Axras (à Horace).—C'est le nom d'ami, de frère qu’il vous donne. Voyons. (1 Jui prend le bras et le fait se retourner * Ogarito fait un Mouvement de répulsion en le VOyant.—AÀ part.) Qu'ai-je vu ? ces traits !.., Allons, je suis fou. Ce jeune homme a vingt ans à peine, et le ait Cinquante, ieur le marquis ?

ressemhlance est et ce que j'éprouve à l'aspect de ce

Capitaine de Lascours en aur GEORGES.—Eh bien! mons D’ANTas (à part).—Cette

étrange...

urieux, Et appelle Ogarito ?

pêlaient ce nom )pOsé que c'était

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jeune homme est plus étrange encore. SA vue

me torture comme un remords (Haut). Allons, allons, il faut le laisser partir.

Honace.—Pourquoi donc, monsieur le marquis ?

Geonces.—Ne deviez-vous pas l'interroger ?

D'AnTas.—A quoi bon ?

GEonGes.—Dites-lui quelques mots, je vous en prie,

D'Anras.—Il ne me répondrait pas. ({} s’approche d'Ogarito qui s'éloigne lui.) Vous le voyez... décidément je lui déplais; c’est à vous, monsieur Horace, que reviennent toutes ses sympathies,.

Honace.—Mais ne trouvez vous pas bien étrange, monsieur, cette terreur qu’il semble éprouver à votre aspect.

D’ANTras.— Moi ?

Horace.—Tenez, je veux lui adresser une question.

D'Anras.—En indien ?

Horace.—En français, et peut-être me comprendra-t-il, car mon cœur et mes yet lui parleront plus que mes lèvres.

D'AnxTas.—Et sur quel sujet monsiex:1 Horace veut-t-1l interroger ?

Horace (avec fo r vous.

D’ANTAS.—Su ji ?

Horace.—Pourquoi pas ?

D'ANTAS. , monsieur, mais bhâtezvous.

Horace gnant la pantomine auxparoles).— Ogarito, cet homme, est-ce que vous le con-

naissez ? est-ce que vous l'avez déjà vu ? (Ogarilo semble vouloir s'éloigner de d’Antas.) Crai

roc RE ERNEST MEET EN EU |

gnez-vous de VOUS approcher de ui ? ({l le conuit près de D’Antas.)

Ogariro.—Oh! (1 s'éloigne en frissonnant.)

D'AnTas. — Maintenant que monsieur de Brionne est satisfait, exécutez mes ordres.

Horace—Oh! cependant...

Geonces.—Après tout, c'est peut-être la Curiosité seule qui l’a conduit ici, peut-être donnons-nous à ses gestes un sens qu'ils n'ont pas, ou qui résulte du hasard ?.….

D'Anras—A la bonne heure! voilà un homme raisonnable.

Horace.—J'emmène ce jeune homme.

D'Anras.—Et sur quel navire, je vous prie ?

Horace.—Sur celui de Georges.

D'Anras.—C'est-à-dire sur le mien. Il serait au moins poli de me demander la permission.

Gronces.—Je vous la demande, moi, Mmonsieur le marquis.

D'Anras.—Je la refuse.

Horace (à Georges.—N'obéissez pas.

Georces—Mon ami...

Honace.—N'obéissez pas, VOUS dis-je ! Au nom de votre loyauté, de cette affection que le péril vient de rendre plus sainte encore.

Gronces.—Mais je suis lié.

Honace—Abannonner ce jeune homme, c’est un crime !

D'AxTas (à Ogarito).—Allons | finissons, partez ! je le veux ! (Ogarilo s'éloigne.)

Horace.—Adieu donc, adieu !.…

Ocarrro—Dieu !.. (1 montre le ciel à D'Antas.) Dieu !.…

D'Anras (à part) —-Si tu n'es pas une vaine ressembiance, disparais pour toujours : l'abime

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l'avait rejeté, le désert va te reprendre. (Au moment de sortir, Ogarilo se trouve en face de Lucien el du Comte.

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