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honte être vivant qui reste des témoins de mon ne fa- crime !.. Mais pourquoi me hait-il? pourquoi
toujours à mon approche, cet œil plein d'é-
clairs, ce frémissement étrange ?.… S'il se sour'épon- venait, s’il m'avait reconnu ?.… non, non, je ris, le suis certain du contraire !… pendant le voyage habite — - et depuis l’arrivée, invisible ou présent, j'ai
épié le réveil de cette intelligence; j'ai vu celte pensée se dégager peu à peu des ténèbres,
1 MyYs- j'ai scruté d’un regard avide cette âme qui cercle s'ignorait encore... el j'en suis convaincu... la Jreille vie ne commence pour Ogarito que du jour où les Indiens l'ont trouvé sur le rivage ! Ce-
passe pendant, pour parer à tout évènement, il imrange. porte que je garde cette famille sous ma main. > VOUS Je veux de plus gagner la confiance d'Ogarito,
l’attacher à ma personne, le combler de bienfaits, même l’adopter comme mon fils... et... le
[orace +. + faire disparaître plus tard, si sa mort est nécessaire à ma sûreté.
Ilicite SCÈNE III.
‘on la ment D'ANTAS, LE COMTE.
prie, te, et Le Coure—Monsieur le marquis, j'al'ais velles vous faire prier de passer chez moi.
D'Axras.—Puis-je savoir, monsieur, ce qui me valait cet honneur ?
Le CouTE—Je vais vous le dire: A mon “. 2. Âge, monsieur, on n'aime plus les contes de
fées.
D'Anras.—Je ne vous comprends pas.
và ce LE CourE.—Que je donne un ordre et je seul suis obéi sans retard ; que je forme un désir
et on le satisfait comme par enchantement ; les
valets qui m'entourent sont autant de génies familiers.
D'ANTAs.—Cela prouve une bonne tenue de maison.
Le ConuTe.—Un soupçon m'est venu, monsieur le marquis, et j'ai pensé que vous deviez connaître ce protecteur invisible. LS ”
D'ANTASs.—Mais...…….
Le Coure.—Vous le connaissez?
D'’AnTas.—Eh bien !.. oui.
Le Coure.—EÆEt cet homme s'appelle ?.. Parlez donc, monsieur,
D’ANTas.—Il s'appelle Philippe d'Orléans.
Le CouTe.—Le régent!... Comment, c’est son altesse 7...
D'ANTAS.— Oui, monsieur, le régent qui vous a délivré de l'exil et veut vous rendre à la cour de France le rang dont vous êtes digne. T F
Le CouTEe.—Mais qui donc son altesse at-elle chargé de nous distribuer ses bienfaits ?
JJ'ANTAS. Eh bien! monsieur, son altesse a pris pour intermédiaire votre meilleur ami.
Le Coure.—Mon meilleur ami ?
D'ANTAS.—Moi.
LE CouTE.— Vous ?......