LES MÊMES, GEORGES, SOLDATS
Honace.— Georges!
D’AnTas.—Approchez, monsieur de Laval, et dites-nous de quels ordres vous êtes porteur,
GEoRGESs.—Monsieur le comte de T éringe et monsieur Lucien de Lascours seront reconduits au Mexique sur un bâtiment de l'Etat...
Lucien.—Un nouvel exil!
Le CouTE.—A mon âge, mais c'est la mort !
Ocariro.— Oh! nous partirons ensemble, père Nous serons deux pour adoucir ton exil.
DT nee n ess
D'AxTas (qui a pris l'ordre des mains de Georges)..Hélas, monsieur, l’ordre porte qu'ils partiront sans vous...
Ocartro.—Sans moi? Non, non, c'est impossible...
D'Anras.—C'est textuel.
OGariro.—Et lui? Horace ?...
Honace.-—J’attends mon tour.
GEoRGEs.—Au nom du roi, votre épée.
Horace (la donnant).—Monsieur de Laval, je vous plains... Où doit-on me conduire.
D'AxTas.— A la Bastille.
Lucien ET LE COMTE.—A la Bastille !
Horace.—Mais lui! mon Dieu ! Ogarito?
D'ANras.—Partez donc. (Les soldats emminent Horace.)
LuciEen.—Oh ! grâce, monsieur, grâce !
OGanriro (bas).—Tais-toi, tais-loi! ne lui demande pas grâce, à lui !
Le Cowure.—Mon Dieu! mon Dieu, veillez sur lui. ({ sort avec Lucien après avoir serré dans leurs bras Ogarilo qui est demeuré silencieux et impassible, d’Antas les suil jusque dans l'antichambre.)
SUÈNE X.
OGARITO, D'ANTAS.
Ocariro (à part)-—-Seul ! seul, au milieu
d'un monde nouveau pour moi! désarmé en face de d’assassin !.… Seul, ai-je dit, non, non, le Dieu de mes pères est à mes côtés !.… (Prenant la Bible.) Ouvre-toi, livre saint que Lucien m'a fait connaître, et conseille-mo1.. (Lisant.)
v [saïx.… Dieu m'a protégé sous l'ombre de sa
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arito ?
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‘“ main, il m'a mis en réserve comme une ‘ flèche choisie, il m'a tenu caché dans son carquois, et il m'a dit: Israël, tu es mon ‘ serviteur, tu seras l'instrument de ma jus- ‘tice ”.… (Parlant) Oui! Dieu d'Israël, c’est toi qui m'inspires!… j'accepterai les offres du marquis d’Antas, je m’attacherai à cet homme... je fouillerai dans son passé... et si tu secondes mes efforts, Ô Dieu d'Israël, je serai en effet l'instrument de ta justice. (D'Antas est redescendu vers Ogarito, qui a fermé la Bible et se relève calme et résolu.)
D’Anras—Vous le voyez, Ogarito, vous auriez dû accepter la protection que je vous offrais.
= OGariro.—C'est vrai !
D'AnTas.—Je voulais en vous adoptant pour mon fils, vous faire partager ma vie splendide. Vous auriez eu la protection d’un homme assez fort pour braver toutes les inimitiés et toutes les haines, pour écraser du talon tous les obstacles ; assez haut-placé pour que rien au monde ne pût l’abattre !... Ogarito, je vous avais offert cette vie brillante et vous l'avez repoussée : Je vous l'offre encore !.…
OGariTo (une main placée sur. la Bible et tendant l'autre vers d'Antas).—Marquis d’Antas, je l’accepte à présent !
LS
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