‹ La prière des naufragés [microforme]Chapitre 36 sur 43 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

D'ANTAS, UN INTENDANT.

D'AnTas.—Avez-vous informé Ogarito de notre départ ?

L’INTENDANT.—Qui, monsieur le marquis.

D’ANTAS.—Qu'a. til répondu ?

L'INTENDANY.— Il m'a demandé à quelle heure monsieur le marquis comptait partir, Ce soir, ai-je dit, à huit heures. [1 s’est aussitôt mis à écrire et m'a fait signe de sortir.

1YAnTas (à vart).—Ecrire… à qui donc ?

ut.) l'ai changé d'avis, ce n’est plus ce soir, c'est dans un instant que nous quittons Paris. L'UWTENDANT.—Pardon, monsieur le marquis, mais les ordres que j'ai donnés...

D’AnTas.— Vous en donnerez d’autres.

L’INTENDANT.—Mais les relais qu’on a préparés.…

D’AxTas.—Vous en commanderez de nouveaux.

L’INTENDANT.—Je crains que ce soit impossible, monsieur le marquis.

D’ANTAs.—Assez. Si vous voulez rester à mon service, ne répétez jamais ce mot ; payez dix fois, vingt fois, cent fois s’il le faut, mais que je sois obéi. Je pars dans une heure.

Allez. (L'intendant sort.

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SUÈNE EL.

D'ANTAS, Seul,

D'ANTas (sombre, marchant avec agitation) — Oui, je veux que nous partions... Ogarito, je commence à trouver du mystère dans tes démarches ; il faut que je t'éloigne d'avance de ceux que in ne dois plus revoir. Une fois à l'étranger, tu tomberas victime de quelqu’accident, sans qu'aucun soupçon ne vienne effleurer ma réputation.

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