‹ La prière divine, le PaterChapitre 53 sur 85 · COMMENT DEVONS-NOUS LA RECEVOIR · texte numérisé non relu

COMMENT DEVONS-NOUS LA RECEVOIR

OU sept volumes que les gens les plus occupés peuvent lire tous les ans. D'où il suit qu'en dix ans, ils auront lu soixante ou quatre-vingt-dix volumes : toute une petite bibliothèque d'ouvrages sérieux qui pourront leur donner de Dieu et des choses de Dieu, une connaissance que sont loin de posséder quantité de docteurs munis de parchemins authentiques.

Parmi les livres, je vous recommande particulièrement, après l'Évangile, la vie des Saints. C'est, nous l'avons dit plus haut, la parole de Dieu vécue, le pain supersubstantiel nous manifestant toute sa vertu. Rien n'est plus propre à aiguiser et à contenter notre appétit spirituel. J'ai connu une famille d'humbles cultivateurs, composée du père, de la mère et de dix enfants. On y vivait chrétiennement, et tous les soirs, après les travaux du jour, on y lisait, près du lit de la mère infirme, la vie des Saints. Un jour, après le touchant récit de la mort d'une jeune martyre, dont la foi avait triomphé des plus horribles supplices, la mère s'écria : « 0 mes enfants, qui donc serait capable aujourd'hui, d'en faire autant! » Tous se levèrent et répondirent d'une commune voix : Nous tous, mère, nous tous, avec la grâce de Dieu !

Noble et heureuse famille, dont on pouvait dire avec Notre-Seigneur : Beati qui audiunt verhiim Dei.

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