‹ La prière divine, le PaterChapitre 57 sur 85 · QUE LE PAIN SUPERSUBSTANTIEL · texte numérisé non relu

QUE LE PAIN SUPERSUBSTANTIEL

ment, cela représente l'attachement passionné de l'âme aux objets qui deviennent comme la moitié d'elle-même, sorte de mariage qu'il faudrait dissoudre par un généreux divorce, pour se rendre digne de s'unir à Dieu. — Littéralement, c'est le tyrannique empire des passions sensuelles, et l'inextricable réseau dont elles enveloppent toute la vie de l'homme charnel. Cependant « Omnia parata sunt : Tout est prêt. » Mais pour se rendre à l'invitation du père de famille, il faudrait désavouer tout cela, renoncer à tout cela. Et les misérables jeûneurs n'en ont pas le courage ; ils refusent le festin spirituel que Dieu leur offre, peut-être avec le secret espoir de revenir, plus tard, sur leur refus. Mais voici ce que dit le Maître : « Nemo virorum illo- Tum qui çocati sunt gustabit cœnam meam : Aucun de ceux que j'ai invités ne goûtera mon souper. »

En effet, selon la remarque d'un grave interprète de la parabole évangélique : « La faute de ceux qui s'éloignent volontairement de la sainte Table, se tournera contre eux en châtiment. » Pour avoir été insensibles à ses pressantes invitations. Dieu les frappera d'insensibilité. Ils perdront tous les biens dont l'Eucharistie est le principe fécond, et ils ne les regretteront pas. Ils n'auront point la vie en eux, et ils ne la désireront pas. Ils seront morts à la grâce divine, et ils ne s'en apercevront

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