‹ La prière divine, le PaterChapitre 8 sur 85 · Ego suni vitis, vos palmites. (Joa.n. Cap. xv · texte numérisé non relu

Ego suni vitis, vos palmites. (Joa.n. Cap. xv

divin Maître et de ses amoureuses volontés, nous ont transmis les titres de notre surnaturelle filiation : « La semence de Dieu est en nous » *, disent-ils ; — « Il nous engendre volontairement ))^ ; — c( C'est sa vertu génératrice qui nous conserve ^ . » Telle est la puissance de Tamour avec lequel il saisit notre âme si fortement et si intimement, qu'elle en est transformée. Nous ne nous appelons plus ses créatures, mais ses fils, et nous le sommes en effet : Videte qualem. charitatem nohis dédit Pater, ut filii Dei nominemur et simas *

Assurément, nous ne sommes pas les fils de Dieu de la même manière que le Verbe. Lui est engendré nécessairement ; nous ne le sommes que par bienveillance ; Lui est le fils de nature, nous ne le sommes que d'adoption. Mais combien cette adoption diffère de celle des hommes ! Toute la tendresse du cœur humain est impuissante sur la nature de l'enfant qu'on adopte ; il garde, pour son bonheur ou pour son malheur, dans ses veines, le sang ; dans ses habitudes, les empreintes de ses générateurs ; on ne peut rien changer à cela. Tout ce qu'on

I . Omnis qui nalus est ex Deo peccatum non Jhcit ; (juoniam sernen ipsius in eo manel. (Joan. I. Epist. Cap. m.) a. Volunlarie genuitnos. (Jacob. Cap. i )

3. Qui nalus est ex Deo, nonpeccat, sed generalio Ufii conservât euni. (JoAîi. I. Epist. Cap. v.)

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