AcT., cap. XIV
Par son essence, car qui donc pourrait donner et conserver à des créatures contingentes et de passage l'être et l'existence qu'elles ne peuvent avoir par elles-mêmes, si ce n'est Celui qui ne doit qu'à lui-même son être et son existence ?
Par sa science, car qui donc pourrait ordonner harmonieusement tant de créatures diverses et disparates, si ce n'est Celui qui voit d'un seul coup d'œil tout ce qui peut être connu ?
Par sa 4)uissance, car qui donc pourrait conduire à leurs fins chacun des êtres et leur ensemble, si ce n'est Celui qui les tient sous l'empire d'une seule et souveraine volonté ?
Oui, Dieu est partout, et partout, « il se manifeste à qui sait comprendre ce qu'il a fait » ^. — « Les cieux racontent sa gloire, dit le Psalmisle, le firmament nous apprend qu'il est l'œuvre de ses mains, ^ et son nom admirable est écrit sur toute la terre » 3. — Les cieux ! le firmament ! Cette voûte aux teintes douces, émaillée de lumières, comme une prairie de fleurs, aux jours où renaît la vie ; ces étoiles
1. Quod nofum est Dei, manifesîum est in illis. Deus enim illis manifestavit. Invisibilia enim ipsiiis, a creatura miindi, per ea qu3s fada suni conspiciuntur. (Rom., cap. i. 19, 20).