‹ La prièreChapitre 14 sur 136 · Miruhilia opéra lua el anima niea cognoscil niinis · texte numérisé non relu

Miruhilia opéra lua el anima niea cognoscil niinis

(PSALM., CXXXVIll).

Paul n'a pas craint de dire aux Sages de l'antiquité, qu'ils sont inexcusables de n'avoir pas répondu à ses appels : Ita ut sint inexcusabiles ^.

Plus inexcusable est le chrétien. Voulant se faire prier et adorer par le chrétien comme auteur surnaturel, Dieu ne s'est pas contenté de l'inviter par l'irradiation de sa vie et le reflet de ses perfections dans les figures et les harmonies de ce monde ; il est descendu vers lui, il s'est montré à lui, et lui a parlé comme on parle à un ami. Dès les premiers jours, il a préparé sous des voiles mystérieux la grande manifestation qui devait s'accomplir dans la plénitude des temps. Les solitudes embaumées de TEden, les champs de la Ghaldée, les tentes voyageuses des Patriarches, les cimes foudroyées du Sinaï, la patrie de Juda triomphant, les terres d'exil oii les prophètes ébauchaient les tableaux de l'avenir, furent témoins des préparations divines.

Et quand la coupe des temps anciens fut remplie jusqu'aux bords de ces préparations, le grand prodige s'accomplit. Dieu inclina les cieux et descendit, non plus caché sous des figures imparfaites, mais personnellement uni à une chair mortelle; non plus passant comme un spectre

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