‹ La prièreChapitre 18 sur 136 · PSALM., LXV · texte numérisé non relu

PSALM., LXV

monde, l'auguste office d'une représentation universelle et de rendre à Dieu la gloire qui lui est due.

En effet, ni par leur obéissance passive à la loi qui les régit, ni par la rectitude de leurs mouvements, ni par l'harmonie de leurs rapports, ni par l'accord de leurs voix, les créatures inintelligentes ne peuvent glorifier Dieu comme il veut être glorifié ; car elles n'ont ni la conscience de leurs actes, ni la connaissance de leurs destinées, ni la faculté d'agir librement. Ce qu'elles font. Dieu l'accomplit en elles avec une inflexible rigueur, lui seul a conscience de ce qu'il opère, et connaissance du terme suprême de ses opérations. Or rien de tout cela ne suffit à la gloire extérieure de Dieu ; car la gloire, dit saint Thomas, suppose une connaissance claire d'où procède la louange : Clara ciim lande notitia 1. Une connaissance claire de l'être glorifié, la convScience de l'acte qui glorifie, et, pour que cet acte soit revêtu de la splendeur du mérite, une force originale et personnelle qui soit libre de la produire. Voilà la gloire telle que la comprend instinctivement l'humanité -. Instinctive-

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