‹ La prièreChapitre 23 sur 136 · I. Emile Saisset, Essais, page · texte numérisé non relu

I. Emile Saisset, Essais, page

et enseignez-moi : Dirige me in verilale tua et doce me ^. Eclairez mes yeux, afin que je ne m'endorme pas dans la mort de Terreur : Illumina oculos meos, ne unquam obdormiam in morte -. — Montrez-moi votre face adorable, et je serai délivré de mes incertitudes et de mes doutes, de toutes les influences ennemies qui conspirent à étouffer en moi jusqu'à la dernière étincelle du vrai : Ostende faciem tuam et salvi erimus ^.

Nous pouvons, nous devons demander à Dieu la vérité qui est le bien de notre intelligence ; nous pouvons, nous devons aussi lui demander la vertu qui est le bien de notre volonté. Ah ! si la vertu n'était qu'un noble désir, qui donc pourrait se plaindre de n'être pas vertueux ?Car qui donc, quelquefois au moins dans sa vie, n'a pas senti son âme soulevée vers les hautes et pures régions où le bien l'appelle ? — Mais la vertu est plus qu'un désir; c'est un état, une habitude fixée dans l'âme après une longue suite d'efforts ; c'est le portique du ciel où ne se promènent que ceux qui en ont forcé l'entrée par un

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