Hebr., cop
c'est la prière publique. Quand le temple s'ouvre, quand le peuple saint, en foule, inonde ses portiques, quand, près de l'autel paré de fleurs et de feux, couronné par la fumée religieuse de l'encens, le prêtre donne le signal de la prière, et qu'une grande multitude lui répond ; oh ! alors, il n'y a plus ni grecs, ni latins, ni barbares, ni parents, ni étrangers, ni pèlerins, ni nobles, ni manants, ni maîtres, ni serviteurs, ni riches, ni pauvres, ni pourpre, ni haillons, ni savants, ni ignorants, ni grandes, ni petites passions ; il n'y a plus qu'un cœur et qu'une voix honorant unanimement le même Dieu, Père de noire Seigneur Jésus-Christ et de Thumanité chrétienne : Ut unanimes ano ore honorifîcetis Deum et patrem Domini nostri Jesu Chrisli » ^. — Ne fermons pas les yeux sur ce mystère d'unité fraternelle, car il nous rappelle les beaux jours de l'Eglise antique, alors que, sous les pieds de Rome altière et débauchée, les premiers chrétiens se réunissaient dans les Catacombes pour chanter ensemble : Pater noster, et oublier les profonds abîmes qui les séparaient l'un de l'autre dans l'opinion des Gentils : le libre de l'esclave, le citoyen de l'étranger, le patricien du plébéien.