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Maxime Du Camp, La charité privée à Paris

108 DEVOIR DE LA PRlÈRF.

railles, pour se consacrer à d'inutiles oraisons. Egoïsme plus inhumain que celui des jouisseurs qui, du moins, apportent à la vie sociale l'appoint de leur large consommation.

Ainsi pense le monde, et bon nombre de gens sincèrement chrétiens pensent comme lui. Moins grossiers que les purs utililaires, ils estiment que les œuvres publiques d'enseignement et d'apostolat, ayant pour but la guérison, l'amélioration, le perfectionnement spirituel des âmes, font assez bonne figure auprès des œuvres de bienfaisance corporelle. Mais ils ne veulent pas comprendre l'utilité des cloîtres où la grande affaire est de prier et de se sanctifier pour que la prière soit plus fervente et plus efficace. Il n'y a là, croient-ils, que des vies perdues ; et, comme Judas, regrettant le parfum répandu par Madeleine sur les })ieds du Sauveur, ils s'écrient : « et quid perdilio hsec ^ Pourquoi cette perte ? >» .

Laissons déraisonner le monde et les chrétiens inintelligents. La règle de nos jugements, en ces matières si graves et si délicates, c'est ce que pense et ce que veut l'Eglise. Or l'Eglise a trouvé bon de recruter, d'ap|)rouver, de bénir, de consacrer les ordres priants pour élargir et

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