TiT., cap., II
vine à leur démarche des voyageurs qui regagnent leursfoyers; à leur attitude, des citoyens de l'éternité. Ea vivant sobrement, justement et pieusement, au milieu du siècle, ils ne sont pas satisfaits, mais ils attendent lobjetde leur bienheureuse espérance, c'est-à-dire l'avènement de la gloire de leur grand Dieu et Sauveur, Jésus- Christ : (( Expectanies beaîam spem et advenium glorise marjni Dei et Salvatoris nostri Jesu Christi » ■•. Voilà le peuple que Dieu a^rée : popiiliim acceplabilem, le peuple chrétien. Mais ce n'est pas encore la noblesse, la haute classe des âmes d'élite qui non contentes d'obéir aux lois et de remplir les devoirs essentiels de la vie chrétienne, aspirent à la perfection de cette vie, dans une union plus intime avec Jésus-Christ.
Il est bien vrai que nous entendons souvent prononcer son nom. On nous parle de lui, on nous raconte sa vie si pleine d'œuvres merveilleuses, de vertus et de mérites. Touchés par les pieux récits et le souvenir des mystères au sein desquels nous avons pris une nouvelle vie, nous envoyons de temps en temps, et de loin, l'humble et affectueux hommage de notre respect et de notre reconnaissance au Dieu Sauveur qui nous a donné son nom avec sa grâce. Mais pouvons-