I Cor., cap. xiv
lO'i FORMES DE LA PRIÈRE
plus conformes à la nature de Dieu, et au respect qui doit régler nos rapports avec une si haute majesté.
Cependant, il est un fait important et respectable dont il faut tenir compte pour ne pas glisser sur les pentes d'une erreur, née dans la tête orgueilleuse de je ne sais quel hérétique, et chaudement patronnée par certains philosophes qui prétendent supprimer tout culte extérieur. Ce fait, le voici : De tout temps, l'homme s'est cru obligé et senti pressé de donner à la pensée et au sentiment religieux une forme extérieure et parlée. De tout temps, les hymnes et les prières ont pris place dans les liturgies, sans que l'homme se soit sérieusement arrêté à cette pensée, qu'il offensait la dignité de Dieu et sa propre dignité en révélant son âme par des formulés sacrées. Et non seulement les annales du culte idolcitrique, où la vérité se cachait souvent sous le linceul de la superstition, mais les annales du vrai culte, sont remplies de souvenirs et de témoignages d'autant plus vénérables, que nous en continuons nous-mêmes la religieuse tradition : « J'ai crié de toute ma voix vers le Seigneur » *, dit le Psalmiste. — « Sei-