Voce mea ad Dominum clamavi (Psalm., m
gneur, ouvrez mes lèvres, et ma bouche publiera vos louanges » i. — « Je bénirai le Seigneur en tout temps, que sa louange soit toujours en ma bouche » 2. Et le Sage : « Confessez le Seigneur par les paroles de vos lèvres » 3. — Et combien d'autres textes nous pourrions citer en les appuyant des plus augustes exemples !
L'Eglise, si jalouse de purifier les hommages qu'elle rend à Dieu, n'a pas cessé d'enrichir sa liturgie de formules saintes qu'elle recommande à notre piété, se souciant peu de ceux qui crient à la superstition, et prétendent que la prière vocale entrave l'élan de notre intelligence, et l'empêche de spéculer sur la nature de Dieu» ses attributs, sa providence, les grands devoirs de la vie morale, et le reste, tout ce qu'il plaît à ces esprits chagrins d'inventer pour justifier leur répugnance à l'endroit du culte extérieur.
L'Église a donc pensé et nous pensons avec elle que la forme extérieure et vocale est une forme naturelle et légitime de la prière. Mais, pour mieux nous convaincre de son utilité et de