In libr. Seni. 17. Dist. xv, 2. 4, a
2. Melus superiorum virium, si sit forlis ad inferiores redundal (Loc. cil. a. 2).
Leurs actes intérieurs ont un retentissement extraordinaire dans l'organisme, et se manifestent par des actes extérieurs, et de tous ces actes, la parole est celui qui se produit le plus naturellement. Un homme est-il tourmenté par de fortes pensées, des desseins hardis, des rêves fiévreux, son verbe intérieur ne suffit plus à lui rendre compte de ce qui se passe en lui, les mots se pressent, vifs et impétueux sur ses lèvres, et ajoutent je ne sais quoi d'étrange à son animation. « Il doit en être ainsi, ajoute notre grand docteur, de l'àme qui prie avec ferveur. Sa dévotion enflammée s'épanche spontanément, et sans qu'elle s'en aperçoive, en pleurs, en soupirs, en cris d'allégresse : Cummens oraniis per decotionem accendilur,in fleliis el suspiria etjubilos, et voces inconsideraie prorumpit » *. Ne nous étonnons donc pas de voir les âmes religieuses profondément émues par la contemplation des choses divines, et en proie aux mystérieux tourments de l'amour et de la grâce, chercher dans la prière vocale une issue par où s'échappe l'exubérance de leur vie intérieure, ni de les entendre s'écrier avec le Psalmiste : « Je me réjouis et je triomphe en toi, je vais chanter