In Gènes., (Lie, cap
vite, dans un retour égoïste sur son bonheur, l'infinie libéralité de son Créateur, s'il ne négligea pas le devoir de l'action de grâces ; si sa chute et tous les maux qui, depuis, ont envahi le monde, ne sont pas la punition d'une première ingratitude ?» — Nous n'avons point à sonder ici ce mystère. Tenons-nous-en aux enseignements de l'auteur de l'Imitation ; « L'homme fait mal, dit-il, lorsqu'il ne rend pas à Dieu, par l'action de grâces, tout ce qu'il a reçu de lui. Les dons de la grâce ne connaissent plus le chemin de nos âmes, parce que nous sommes ingrats envers leur auteur, et que nous négligeons de les faire remonter à leur première source ; car toujours. Dieu répand ses bienfaits sur ceux qui le remercient dignement... Donne/, donc à Dieu ce qui vient de Dieu, rendez-lui grâces pour grâces : « De Deo quod Dei est... Deo grattas, pro graliaiff tribue » ^ .
Voilà qui est clair : l'action de grâces est un devoir dans l'accomplissement duquel les plus chers intérêts de notre vie sont engagés. Sommesnous fidèles autant qu'il faut et quand il faut à ce devoir ? — • Malheureusement non. Si saint Bernard revenait parmi nous, il pourrait tonner