Schmiedel, Mark, ap. Enc. bibl
3. Eus., HE., 11, 15, qui se fonde sur le témoignage de Papias et sur les Hypotyposes de Clément d'Alexandrie. [1 est d’ailleurs à propos de remarquer que le passage d'Eusèbe n’est pas aussi précis qu'on semble le croire quelquefois; il y est dit que ce sont les auditeurs de Pierre qui poussent Marc à fixer par écrit les enseignements de l’Apôtre, et c'est seulement parce que, dans les lignes précédentes, il est rapporté que Pierre vient à Rome, qu’on conclut
quelle c’est bien à Rome que le rédacteur de l’épître a songé en écrivant les mots « à Babylone. »
Concluons : la Z Petri n’a été ni écrite, ni dictée, ni directement inspirée par S. Pierre; il n’est pas établi que son auteur l'ait composée à Rome; il n’est pas certain qu’il ait prétendu la dater de la Ville; ce peut être un Asiate qui n’a voulu dire que « à Babylone, » celle de l’'Euphrate, en écrivant éy Bafuoy; ou un Égyptien qui a songé à Babylone d'Égypte. Sans doute, il se peut aussi que &v Baëv\wy: signifie Rome, mais on n’a pas renversé plusieurs arguments assez solides qui s'élèvent contre cette interprétation et, l’eût-on fait, qu’il resterait à prouver que le rédacteur inconnu de l’épître savait, de science certaine, que l’Apôtre avait séjourné dans la capitale et qu’il ne se contentait pas de s’inspirer, par exemple, de la lettre aux Corinthiens de Clément Romain, si, comme il y a des raisons de le croire, il lui est postérieur. C’est là, je l'avoue, une interprétation des rapports entre Z Petri et I Clem. qui me semble séduisante’. Quoi qu'il en soit, il me
que les auditeurs en question sont les Romains; mais cette conclusion ne s'appuie que sur l'opinion de Clément d’Alexandrie rapportée par Eus. HE., VI, 14, 6; étant donné que les chap. xivet xv du liv. 11 d'Eusèbe HE., sont faits d’une combinaison de documents assez mêlés, il nous est difficile de savoir comment, au juste, l’auteur à utilisé les sources qu'il cite et quels renseignements il à puisés dans celles qu’il ne cite pas.
1. I n’est pas possible de relever en I Clem. Rom. une vraie citation de la Z Petri; on y remarque seulement plusieurs expressions assez caractéristiques de notre épitre, plusieurs &maë Xeyéuevx et quelques citations semblables de l’EÉcriture; rien n’interdit a priori de croire que c’est l’auteur de la Z Petri qui a lu la
paraîtrait fort imprudent d'affirmer la venue de Pierre à Rome sur l’unique témoignage de Z Petri, M,'43:
2. Il est malheureusement difficile de trouver d’autres textes qui nous autorisent à croire qu’il a séjourné dans la Ville sans Paul. On ne peut guère compter l’affirmation avancée par Clément d’Alexandrie : « Alors que Pierre prêchait publiquement à Rome la parole divine. plusieurs de ceux qui étaient présents demandèrent à Marc... de coucher par écrit ses enseignements', » attendu qu’en cet endroit, notre auteur n’a en vue que d'expliquer l’origine de l'Évangile de Mare, qui ne doit, à son avis, rien à Paul; il n’a donc pas à nous parler de lui; mais nous n'avons pas le droit de conclure de son silence qu'il savait que Pierre avait prêché dans la capitale sans Paul, et quil contredisait l’opinion généralement admise de son temps, qui unissait les deux Apôtres à Rome, dans !a prédication et dans la mort?. Il n’y a pas plus à tirer du passage où Origène* dit que
I Clem.; on conçoit assez bien, s’il l’a fait, qu'il ait donné à son homélie, moyenne par la doctrine et très mesurée dans les termes, ce caractère de consolation et d'encouragement qui se manifeste en plusieurs endroits; la I Clem., aussi bien que l’Apocalypse, lui rappelait le souvenir de souffrances précises endurées par des chrétiens. Je rapprocherais volontiers 1 Clem. V,7; paprupñous Emi rüv fyovuévov, de ZI Petrill, 14: (‘Ynoréynte) ñyeudoiv…. Il est vrai que les versets II, 13 et 14 de notre épitre font songer à Mt. X, 17 : xai êni nyeuovac Où xai Baordcis &yñoeoe Évexev éuod.…, que Clément a pu connaître aussi.