‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 108 sur 221 · Zeitschrift für Kirchengesch., t. XXIF, p. 16 et ss · texte numérisé non relu

Zeitschrift für Kirchengesch., t. XXIF, p. 16 et ss

on prétend d'ordinaire fortifier celui d’Ignace, présentent le même inconvénient; ils s’embarrassent d’affirmations inacceptables qui mettent dès l’abord en défiance contre eux. Il semble que la plupart de ces témoignages soient dominés par celui de Papias, qui, vers 430, recueillait, sans beaucoup de critique, les récits qui tombaient de la bouche des vieillards, dont la jeunesse avait connu les Apôtres. Il est probable qu’il contait lui-même que Pierre s'était rendu à Rome pour prêcher la vérité et que c'était là que Marc, son interprète, avait recueilli son enseignement pour en composer un Évangile!. Cette histoire d'Évangile — car c’est d'expliquer l’origine de l'Évangile de Marc que se préoccupe ici Papias — n’est pas vérifiable; elle n’est pas non plus très vraisemblable, surtout si, comme le pensent aujourd'hui nombre de critiques considérables, le presbytre entend parler de notre Marc, ou d’un exemplaire à peine différent de lui. Il est difficile d'admettre que le second Évangile ait été écrit « sans ordre » et au hasard du souvenir?. S'il s’agit seulement d’un Proto- Marc, que nous n'avons plus, rien ne nous permet de contrôler le dire de Papias et nous n’en pouvons utilement retenir qu'un trait : notre auteur avait entendu dire que Pierre s’était rendu à Rome ; mais où et pourquoi? C'est ce qu’il serait essentiel de savoir et c’est ce que nous ignorons : l’Apôtre était

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