Guignebert, Manuel, p. 3179 ot ss
2. Eus., HE., II, 25, 8. J'emprunte cette traduction à l’édition Grapin, Paris, 4905, in-12.
fiance à un texte dont les deux premières assertions précises sont reconnues fausses!.
Passé Denys de Corinthe, il ne serait pas difficile de découvrir nombre d’affirmations patristiques, qui semblent confirmer pleinement la tradition ; les érudits du romanisme les ont depuis longtemps découverts et rassemblés. Peine inutile, car que peuvent prouver des textes du m°, du 1v° ou du v° siècle, de plus que ceux qui les dominent et dont nous venons de faire la revue ? Encore la plupart d’entre eux se présentent-ils mêlés à des éléments de la plus mauvaise qualité. En veut-on quelques exemples ? Voici Tertullien, qui écrit dans son Adversus Marcionem, que Pierre et Paul ont laissé aux Romains l’Évangile, marqué aussi de leur sang?; et son témoignage nous jette, pour les mêmes raisons, dans les mêmes perplexités que celui de Denys de Corinthe. Voici encore Sulpice Sévère, un écrivain qui veut faire œuvre d’historien, et qui compose, sur des documents, loin des événements qui nous occupent, à l'extrême fin du wwe siècle; il nous conte que durant le règne de Néron, la religion divine avait pris vigueur dans la Ville, sous l’épiscopat de Pierre et quand Paul est amené à la suite de son appel à l’empereur. Ce qui
1, Renan, Anféchrist, p. 187, n. 1, a bien senti combien il était hasardeux de s'appuyer sur la lettre de Denys.
2. Ado. Marc, V, 5 : Romani.…. quibus evangelium el Petrus et Paulus sanguine quoque suo signatum reliquerunt. Cf., du même, De baptismo, 4; De praescrip. hær., 36; Scorpiace, 15.