‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 115 sur 221 · Provenaz, S. Pierre, p. 110; Rinieri, S. Pietro, p · texte numérisé non relu

Provenaz, S. Pierre, p. 110; Rinieri, S. Pietro, p

rebord de la loge impériale; Néron est tout éclaboussé de son sang‘. Qui ne reconnafîtrait, dans ce présomptueux, Simon lui-même? Et l’abbé Provenaz d’établir gravement, par des exemples tirés de l’Écriture, spécialement par ceux d’Habacuc et de Jésus luimême?, la possibilité de vol de l’imposteur; et de conclure (p. 111): « Suétone écrit quelques années après l'événement et semble craindre de réveiller encore les susceptibilités romaines en désignant le mystificateur de Néron. » Il faut donc admettre que Pierre l’a combattu deux fois, l’une sous Claude; il le démasque nous ne savons trop comment, et Simon s’en va, soit qu'il juge « l'air de Rome peu favorable au succès de son entreprise”, soit qu’il se trouve atteint par le décret d'expulsion qui frappe alors les Juifs. Il revient, en tout cas, sous Néron, qui, étant donné son goût pour les magiciens, doit éprouver pour lui la plus grande affection ; et il périt des suites de son outrecuidance.

Malheureusement, Justin ignore tous ces détails, puisqu'il dit seulement que Simon est venu à Rome et qu'il y a été fait dieu. Cette déification semble déjà tout à fait invraisemblable en soi, car on ne conçoit

4. Süét., Nero, 12, Dion Chrysost., Or, 21, nous parle aussi d’un magicien que Néron retint à sa cour et qui lui promit de voler dans les airs.

2. Daniel, XIV, 32 et ss., ne nous conte-t-il pas qu’un ange transporte par les cheveux Habacue, de Juda à Babylone, pour y nourrir Daniel. Et ne lisons-nous pas en AM£.IV,5 et ss., que le diable transporte Jésus sur le pinacle du temple, puis sur une montagne élevée, pour le tenter?

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