Le. XXIV
2.. Mit. XXNI, 33 et .ss.; Mc. XIV, 29 etss.: Le. XXI, 33 et 5# 3. Mt. X.1ct ss.; Mc. IN, 16; Le. NI. 14. Cette interprétation du
quand il entre chez Jaïre, pour rendre la vie à sa fille, il n’est suivi que de Pierre et des deux fils de Zébédée'; ce sont eux trois encore qui l’accompagnent sur la montagne où il se transfigure et converse sous leurs yeux avec Moïse et Elie? : Pierre en est même si troublé qu'il propose d'élever en cet endroit trois tabernacles, en l’honneur de Moïse, d'Élie et de Jésus ; « Il ne savait pas bien ce qu'il disait, commente Mare, parce qu'ils étaient effrayés*. » C'est encore à Pierre et aux Zébédéïdes que le Christ demande de veiller avec lui durant la nuit d'angoisse qu'il passe à Gethsémani, et s’ils ne répondent pas à son désir, s'ils s’endorment misérablement, il faut croire qu'une force invincible les plonge, contre leur gré, dans le sommeil‘. Surtout c’est Pierre qui, parlant en quelque sorte au nom de tous les disciples,
moûros de AE. est contestée par les exégètes désireux de voir dans les Synoptiques la preuve d’une prééminence de droit de Pierre; ils notent que Judas est placé le dernier dans les trois listes; en ajoutant à son nom : ds dyévero mpoëdens (qui fut traître), Le. VI, 16, marque l'intention des trois rédacteurs. En plaçant Pierre le premier, n'ont-ils point voulu aflirmer sa dignité particulière, comme ils dénoncent l’indignité de Judas? (Cf. Y. de la Brière, La Primauté, p. 587.) L'hypothèse est spécieuse. Si on l’admet, il faut penser que nous ignorons l'ordre dans lequel Jésus a choisi les, Apôtres et que nos Évangélistes en ont dressé la liste « par ordre de mérite, » conformément à la tradition de leur temps; mais il ne me paraît pas nécessaire de supposer que telle a été leur intention; ils ont pu rejeter implicitement Judas de la liste sainte en le nommant le dernier et observer, quant aux autres noms, ce qu'ils croyaient l’ordre du choix.
A Me. V, 37.
2 MT: XVII, 1 et ss.
3. Me. IX, 6; Mt. XVII, 4, se garde de reproduire cctte réflexion médiocrement respectueuse pour le Prince des Apôtres.
4 ME. XXVI, 37 et ss.; Me. IX, 33 et ss.
vécue du Christ, je n’en doute pas?; i cependant difficile de nier que leur ensemble n'éta- sé, . blisse la conviction où étaient les fidèles, au temps de la rédaction de nos Synoptiques, que Pierre avait mérité et obtenu la faveur d’une place spéciale dans : l'affection de Jésus, non loin des fils de Zébédée, mais y cependant avant eux. Il me semble légitime de voir, dans cetle impression de la seconde génération chré- LA tienne, le souvenir d’un fait véritable, que lui avait transmis la première*.
à M. XNI, 16; Me. VIIL, 29; Le. IX, 20.
. I me paraît, par exemple, évident que la scène de la Transf-
Mu appartenait d'abord à la seconde vie terrestre de Jésus,
au cycle des apparitions par lesquelles s'affirme sa résurrection,
cf. Wellhausen, Das Evangelium Marci, Berlin, 1904, p. 77. 3. Weizsäcker, AZ1., p. 12.