Rinieri, S. Pietro in Roma, p
3. C’est à celte opinion que se range le P. Rinieri, Loc. cit.
4. Lightfoot, AF*?., P. I, I, p. 64 : from Syria or some neighbouring country, and betrays no knowledge of Rome or the Roman Church. — Harnack, LDG., 1, p. 296 : Die Verfasser sind vielleicht in Rom, veilleicht in Syrien, môglicherweise in beiden Ländern... zu suchen.
plus tard, par Antioche. Simple supposition‘. Dom Chapman, plus radical que tous, place le Grundschrift en question vers 330 et cette opinion extrême n’a pas chance de rallier beaucoup de suffrages.
Il importe assez peu, car, qu’il soit du n°, du mr ou du 1ve siècle, notre original ne s'appuie pas sur une connaissance directe des faits; il utilise des sources, et ce sont elles seules qu’il nous importerait de connaître. Waitz s’est donné beaucoup de mal pour les déterminer. Il y en aurait, à son avis, deux : les Prédications de Pierre (KnoŸyuura Héroou), qui remonteraient peut-être au 1° siècle, mais auraient été utilisées d’après une réédition plus ou moins gnostique du n° siècle, et les Actes de Pierre (Hodksis
érpou), composés probablement à Césarée ou à Antioche, vers 210; Harnack, qui accepte les deux sources, ne croit pas la première antérieure à 200. En réalité, nous ne savons rien d'elles, car il ne faut pas les confondre avec le Kerygma Petri (Kipuyux Iérpou) ni avec les Acta Petri, dont les Pères nous font expressément mention, ou dont nous possédons des fragments. Qui nous dira leur c'tenu, qui garantira leur autorité et même tout sin:plement leur existence? Nous baignons dans l'hypothèse. Et, s’il nous faut croire à la réalité de ces deux sources déjà tardives toutes deux, si Harnack a raison, quelles
1. Comme l'hypothèse de Bardenhewer, Pères de l'Église, I, p. 182, qui prêterait inversement aux Clémentines l'intention de faire passer à Jacques la primauté de Pierre, de desservir Rome au profit de Jérusalem, de Césarée, ou d’Antioche.
traditions, quels écrits antérieurs les ont elles-mêmes alimentées ? Ou, si l’on veut, de quelles nécessités, au moins de quelles intentions, sont-elles sorties ? Je pense qu’il nous faudra attendre longtemps encore une solution satisfaisante de cette question des sources de ces Pseudo-Clémentines. Au reste, si je l'ai posée, c'est uniquement pour faire comprendre à quel point nos Reconnaissances et nos Homélies doivent nous mettre en défiance. Une conclusion paraît dès maintenant ressortir de toutes les discussions engagées et c’est à elle qu'il nous faut nous tenir : c'est que la littérature pseudo-clémentine n’est pas, comme le pensait l’école de Tübingen, l’origine, la source des traditions relatives à la venue de Pierre à Rome, mais qu’elle les trouve au contraire établies et les utilise’; il n’y a aucune trace de leur influence sur Justin, ni même sur Irénée et, dès le temps du premier, il court peut-être à Rome un® tradition qui faitvenir Simon dans la Ville sousle règne de Claude? ; donc, elles ne peuvent guère ajouter aux dires de Justin et d'Irénée que des détails forgés après eux; du moins nous devons le craindre.
Regardons cependant les choses: j'entends les Pseudo-Clémentines elles-mêmes d’un peu plus près, et essayons de découvrir s’il se cache quelques bribes d'histoire sous la trame du roman. La poursuite de Simon par Pierre répond-elle à quelque réalité?