Actes XXIV
la garantit, ni, d'ailleurs, ne la rend nécessaire. On a également avancé des suppositions encore plus difficiles à fonder : par exemple que ce Simon de Chypre représentait Paul et que Josèphe n'avait fait que reproduire, sans le savoir, une calomnie judéochrétienne dirigée contre l’Apôtre des Gentils'. Paul a été en relations avec Félix et Drusilla ; il en a reçu de bons traitements durant son emprisonnement à Césarée (Actes XXIV, 22-26); il pouvait sembler assez facile, à un judéo-chrétien mal ‘intentionné, d'établir une confusion entre l’Apôtre et le magicien proxénète, et même de prétendre, en jouant sur le mot Simon, qu'il avait cherché à se faire passer pour l’Apôtre Pierre?. Il est bien plus facile encore d’imaginer des combinaisons ingénieuses, mais tout à fait en l'air, comme celle-là; il a existé, durant l’âge apostolique, des hommes hostiles à la foi chrétienne, même judaïsante et c'est un peu abuser d’une idée juste que de la deviner partout*. Rien, en définitive, ne nous autorise à rejeter l'existence et l'identité du Simon de Josèphe. 3 Il existe enfin un autre Simon, qui nous est représenté par les Pères comme l’ancêtre de toutes les hérésies, et auquel ils prêtent des doctrines gnostiques‘. En fait, il n’est guère douteux