‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 125 sur 221 · Irénée, Haer., I, 23; Epiph., Haer., XXI · texte numérisé non relu

Irénée, Haer., I, 23; Epiph., Haer., XXI

que Justin et Irénée, par exemple, n’aient connu les débris, au moins n’aient recueilli le souvenir précis d’une secte de Simoniens et il semble vraisemblable que ces dissidents-là rapportaient leur origine à un certain Simon. Maintenant, il n’est pas absurde de penser que ce personnage n’a pas réellement fondé la secte en question, mais qu’un groupe de gnostiques du ne siècle, trouvant dans ses idées ou ses actes quelqu’analogie avec leurs propres croyances, ont fait remonter leur Credo jusqu’à lui‘. Nous n’avons pas les moyens de prouver le bien-fondé de cette conjecture et c’est fâcheux, car elle présenterait l’avantage de nous laisser croire que Simon le Gnostique et Simon de Samarie ne sont qu’un; ainsi que le prétendent les Pères et que l’admettent encore plusieurs modernes?. Si, en effet, nous acceptons que la secte des Simoniens a été établie par un certain Simon, il nous faut aussi accepter que ce n’a pu être avant le début du n° siècle, au moment où, sous Trajan, selon le témoignage d’Hégésippe, vraiment très difficile à écarter, la gnose véritable commence à troubler la foi chrétienne’; quel âge pouvait avoir en ce temps-là le Simon que Pierre confond'à Samarie

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