LDG., 15, p
2. J. Monnier, La prem. lettre, p. 337, concède que Paul « semble visé sous le nom de Simon » en Homil., XVII, 3-19; XI, 35; etc. ; et Buoniauti, Lo gnosticismo, p. 127, écrit encore : Le clementine (nucleo principale secondo secolo) han personificato in lui (Simone) Paolo, reo di avere infranto la tradisione socialisticamente sognatrice della chiesa di Gerusalemme. Ces deux opinions simplement à titre d'exemple, pour prouver que la thèse centrale de Tübingen n’est pas si abandonnée qu'il plait à certains de le proclamer, mème par des érudits qui n'ont aucune tendresse pour les exagérations de Baur et de Lipsius.
iuou 0vros)? N'est-ce pas là l’attitude que les judéochrétiens intransigeants ont dû prêter à Paul et le langage qu’ils ont tenu sur son compte? Le dernier trait, surtout, emprunte une valeur particulière à sa ressemblance avec une phrase de la Première aux Corinthiens'. Ne s’agirait-il simplement en tout ceci que d’un hérétique gnostique? D’un personnage qui prétend s'appuyer sur une révélation, qui complète et interprète l'Évangile? Il paraît bien difficile de le croire, parce qu’on ne voit pas quel gnostique s’est jamais prétendu Apôtre en vertu d’une révélation précise. Schmiedel remarque encore que l'incident qu'on nomme la querelle de Pierre et de Paul se place à Antioche (Gal., Il) et que, dans la même ville, Simon conduit contre Pierre un de ses assauts les plus vigoureux. Et dans la lettre de Pierre à Jacques, placée en tête des Homélies, on lit?: «Il y avait des Gentils qui avaient rejeté ma doctrine, laquelle est en accord avec la Loi, en même temps qu'ils m'imputaient une certaine doctrine étrangère à la Loi et au bon sens (ävouév tiva xxt pAuapoÈn td sxaklav), qui est celle de l'adversaire. » Ne touchonsnous pas ici au fond même du conflit qui mit les deux Apôtres aux prises à Antioche? Ailleurs encore, les Homélies (XX, 19) et les Reconnais-
4. I Cor., IX, 27: ph mous &XXou xnp£as aTos 400xULOS YÉVOEL Il faut encore rapprocher Homil., XVII, 19 : el xaveyvwopmévos pe Aéyex, de Gal., IT, 11 ; ôve xateyvuouévos hv, que Paul applique à Pierre.