‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 131 sur 221 · Recogn · texte numérisé non relu

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tion de moquerie‘; d’autres, qui auraient été originairement employées par Paul pour désigner ses adversaires et qui se trouvent maintenant retournées contre lui. Il paraît même probable que l'expression qui désigne ordinairement Simon, l’Ennemi (inimicus, 0 EyBpùs Gvlownos, 6 éyBoés) avait déjà été lancée contre l’Apôtre par ses adversaires de Galatie?.

Concluons donc. Les Pseudo-Clémentines sont des documents de trop basse époque pour que nous puissions nous appuyer avec confiance sur les faits qu’elles nous relatent; il serait très imprudent de leur demander l’assurance que Simon le Magicien est venu à Rome, et, plus particulièrement, ce qu’elles disent du voyage et, dans les Épitomés, du séjour de Pierre dans cette ville, a dû être puisé par elles dans des traditions ou des légendes fixées en dehors d'elles, bien avant leur rédaction définitive. En nous dépeignant Simon le Magicien et en le représentant comme l'adversaire acharné de Pierre, l’auteur de

‘la rédaction originale du roman clémentin a com-

biné probäblement ce qu'on disait en son temps de Simon le Gnostique, avec le souvenir, conservé par les Actes, de la rencontre entre l'Apôtre et Simon de Samarie ; il a aussi écouté, peut-être sans le bien entendre, l'écho des haines soulevées par Paul dans

4. Rien qu’en Homil., XX, 49, on relève le Gedua: ou@v de Gal., IV, 12; le adrès êyw de II Cor., X., 1; le elôévat Üu& 0éw de I Cor., XF 3 (Bu 62 Opac elôévat); le rapaxa® oùv de Rom., XII, 1.

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