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$. Eus., HE,., III, 3, 5 : oùdè uèv Tàçs heyouévac adTod rpdelc 8V avan tAËXTOUL TapelAnpa.
6. Nous l'avons en grec et en plusieurs traductions orientales; il nous en reste aussi une adaptation latine amplifiée et attribuée, comme le Martyrium beati Petri, à Linus ; cf. Harnack, GACL,, I, p. 491 et ss.; 64 ; Hennecke, Handbuch, p. 358 et ss.; textes ap. Lipsius-Bonnet, Acta apost. apocr., I, p. 104 et ss.; Hennecke, Neutestamentl. Apokr., p. 369 et ss.; C. Schmidt, Acta Pauli, Leipsig, 14904 (D’après un papyrus d’Heidelberg).
mis à mort par ordre de Néron; il n’y est question ni de Pierre, ni de Simon.
Il nous reste encore une tout autre version des aventures de Simon à Rome et de la mort de Pierre et de Paul; elle est contenue dans la pièce qu’on nomme les Acta Petri et Pauli'. Nous y voyons les deux Apôtres fraternellement unis; Paul arrive d’Espagne ; il se proclame excellent Juif, visite Pierre déjà installé dans la Ville, s'accorde pleinement avec lui, réconcilie judéo-chrétiens et fidèles venus de la gentilité; puis les deux hérauts de Dieu s'unissent contre Simon, qu’enfle la faveur de Néron, si bien que lorsque l’imposteur, qui s’est élevé dans les airs, est précipité sur le sol par les prières de Pierre, l’empereur fait jeter dans les fers Paul aussi bien que son compagnon. Seulement, comme c’est Pierre qui paraît l’auteur direct de la chute désastreuse de Simon, on le meten croix dans le cirque (dans la Naumachie) sur l’ordre du préfet Agrippa, tandis que lApôtre des Gentils, moins directement coupable, subit la décollation. Le but de cette histoire, dont nous possédons diverses versions assez différentes ?, semble évident: d'esprit très catholique, elle prétend effacer toute trace de désaccord entre Pierre et Paul, en consacrant leur union dans la grande œuvre commune de l’écrasement de Simon et dans la mort glorieuse. Son auteur a certainement connu les Acfa de
1. Lipsius, AAG., II, 1, p. 284 et ss. Bibliographie, ap. Chase, Peter {Simon), dans le Dict. of the Bible de Hastings. 2. Lipsius-Bonnet, Acta apost. apocr., I, p.118 et ss.
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Pierre et les a utilisés; il les a suivis en ce qu'il a laissé à Pierre le rôle principal dans le combat contre le Magicien, mais il a placé Paul à ses côtés et c’est le point essentiel.
Toute la question est de savoir quel crédit il convient d'accorder à pareille affirmation et cette question elle-même se ramène à cette autre préalable : à quelle date doit-on placer la rédaction des Acta Petri et Pauli. Lipsius pensait que ces Acta remontent
au n° siècle; ils seraient par conséquent contemporains des Acta dePierre, dont ils formeraient la contrepartie catholique; et, en somme, c’est encore à cette opinion que se range Schmicdel. À son jugement, les Acta Petri et les Acta Petri et Pauli ont circulé dans des milieux chrétiens différents, mais ils sont contemporains et antérieurs à l’idée de l’épiscopat de Pierre à Rome‘; il les placerait volontiers aux environs de 160. Malheureusement les partisans de cette thèse ne peuvent l’appuyer que sur des attestations patristiques bien vagues et bien incertaines; la plus ancienne se trouve dans les Philosophumena (première partie du m° siècle). Nous avons déjà rencontré ce texte? : on y lit que Simon, s’étant rendu à Rome y tombe sur les Apôtres (àvrinese rois axostélots) et que Pierre lui oppose une vigoureuse résistance. Schmiedel voit dans cette phrase un reflet des Acta Petri et Pauli, qui unissent en effet les deux Apôtres contre le Samaritain et le font écraser par
4. Simon Peter, $ 39, b.: and thus before about 189-217 AD. 2, Philos., VI, 20.
Pierre ; mais il a soin d'ajouter, et il fait bien, que le passage, comme d’autres qu’il rapproche des Acta Petri, peut parfaitement s'inspirer d’une tradition orale. Or, il en va de même des prétendues attestations de Cyrille de Jérusalem {milieu du 1v° siècle‘), d’Astérius d'Amasée?, de Sulpice Sévère‘; elles prouvent seulement qu'il existait au mr siècle, et, a fortiori, après une tradition qui rapprochait les deux Apôtres à Rome et les unissait contre Simon; elles n'interdisent pas de penser que nos Acfa Petri et Pauli ne sont qu’une mise en œuvre tardive de cette tradition; et, en fait, on ne rencontre pas de traces certaines d'eux avant le ve siècle. D'ailleurs, à les considérer en eux-mêmes, les fragments qui nous en restent ne peuvent être rapportés à une origine ancienne qu à la condition d’accepter qu'ils ont subi de graves remaniements ultérieurs. Certains critiques vont plus loin et soutiennent que nos Acfa, comme les écrits de Pseudo-Linus, ont été rédigés tout simplement au ve siècle, reflètent les préoccupations et l’état d'esprit de ce temps-là, et sortent de la combinaison de vagues souvenirs, de légendes, de faits de pure imagination, organisés en vue de polémiques entre catholiques et manichéens*. A des nuances près, c’est là l’opinion qui semble devoir triompher aujourd'hui. En tout état de cause, il paraît pleine-