Petr. V, 13 : Mépxos 6 vioc pou
2. Eusèbe, H. E., IL., 16; Chron., ad ann. 3 Claudii : Bien entendu, je ne fais que relater la tradition, sans prétendre en garantir le bien-fondé : peu nous importe ici.
c’est pour laisser aux Romains une sorte de compen-
dium de l’enseignement de lApôtre, qu’il rédige son Évangile!; comment expliquer qu’il n'ait pas fait mention de la consécration la plus glorieuse que
l'autorité de son maître ait reçue? On n’a jamais
répondu à cette question d’une manière satisfaisante. Marc, nous dit, par exemple, Eusèbe®, n’assislait pas à l'entretien rapporté par Mf., et Pierre, qui aurait pu lui en faire le récit exact, ne l’a pas voulu, parce qu’il n’a pas cru à propos de rappeler des paroles qui ne s’adressaient qu'à lui, ou ne visaient que lui; c'était par modestie, complète aujourd’hui M. Mangenot*. Il faut toute la candeur d’un théologien pour avancer une raison comme celle-là. En vérité, la modestie n’était pas de circonstance; il ne s'agissait pas de l'opinion que Pierre pouvait se faire de sa personne, mais bien du respeët qu'il devait porter à un ordre du Maitre, qu’il avait d’abord le devoir de ne pas cacher; il s’agissait encore d’une responsabilité très précise, que lui imposait la mission dont Jésus l'avait chargé et à
laquelle on ne voit pas comment il se serait dérobé.
Les paroles du Christ avaient, pour ainsi dire, fondé un fait qu'il n'appartenait pas à Pierre d’abolir et qui ne s’offrait certainement pas à lui comme une occasion permanente de faire preuve d’une aimable
4. Eusèbe, I, E., IL, 15, 1, d'après les Hypotyposes de Clément d'Alexandrie et Papias; même réserve que ci-dessus, d’ailleurs. » 2. Démonstr.évang., VIII, 3.