‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 158 sur 221 · Charles, op. cit., p. LXIX et ss · texte numérisé non relu

Charles, op. cit., p. LXIX et ss

Néron n’est plus en vie quand l’auteur écrit (autrement, suivant la décisive remarque de Harnack!, comment pourrait-il avancer que le tyran règnera trois ans, sept mois el vingt-sept jours ?), mais que le rédacteur ne s'intéresse qu'au Néron apocalyptique, incarnation de Béliar, c'est-à-dire de Satan?, à l’Antéchrist. Or, s’il en est ainsi, comment supposer que ce un d’entre les Douze, qui doit tomber entre ses mains, soit Pierre, lequel, de toute évidence, n’a pu être victime que de Néron vivant? Ne s’agirait-il pas d’un autre Apôtre? On a pensé à Jean fils de Zébédée que la tradition pousse jusqu’à la plus extrême vieillesse; et, en ce cas, Béliar serait Domitien; mais Fhypothèse n'est pas satisfaisante. Je crois, pour ma part, que le rédacteur a songé à Pierre, mais je crois aussi que la mention discrète qu'il en fait date d’un temps où l’on croyait déjà assez communément que l’Apôtre avait péri à Rome sous les coups de Néron; elle représente une glose de la seconde moitié du ne siècle, au plus tôt. C’est, en somme, à cette opinion que s’arrête Harnack, qui serait même disposé à rejeter l'addition dans la première moitié du me siècle.

En définitive, l’Ascension d’Isaïe ne nomme pas Pierre; elle ne le désigne pas même nettement; elle ne dit pas que l’Apôtre, qui tombera entre les mains

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