I Cor., VI, 15 : vis 6 suupuvnoss Xotoroù mods BeMap
3. Sitzungsberichte der Berlin. Akad. d. Wissenschagten, 4900, p. 985 et ss.
de Béliar, périra à Rome et ce sont déjà là bien des incertitudes. D’autre part, elle constitue en elle-même un ouvrage mêlé, d'utilisation difficile, comme tous les écrits apocalyptiques; de même que la plupart d’entre eux, elle est composée de morceaux différant par leur origine et par leur date, exposés aux retouches et aux additions de tous ceux qui ont entrepris de les utiliser. C’est pourquoi il me paraît sage de conclure que ses affirmations ne se présentent pas avec une autorité suffisante pour s’imposer. à notre confiance.
En réalité, la première affirmation vraiment claire du double supplice des Apôtres à Rome se trouve chez Tertullien, qui écrit que Pierre et Paul ont laissé aux Romains l'Évangile marqué de leur sang’. D'où il faut conclure, en bonne critique, que, dans Ja mesure où les textes nous permettent d'atteindre à quelque certitude, la tradition de la mort commune des deux Apôtres à Rome ne s’est établie qu’à l’extrême fin du n° siècle, postérieurement à celle, évidemment fausse, de leur prédication commune dans la Ville: postérieurement aussi à la légende de Simon, que mettent en forme, vers le même temps, les Acfa Petri. IL est bien difficile de dire d’où vient cette tradition. D'un fait réel, que les textes les plus anciens reflètent d’une manière si incertaine que nous ne l’y recon-
1. Adversus Marc; IV, 5 : Romani..… quibus evangelium et Petrus et Paulus sanguine quoque suo signatum reliquerunt. Idée analogue ap. De baptismo, #4; De praescrip. haer., 36; Scorpiace, 15.
naîtrions assurément pas, si nous ne projetions sur eux la lumière des affirmations subséquentes? De racontars analogues à ceux des Acfa Petri? Ou seulement de l'attraction qui finit par concentrer à Rome l'essentiel de l’activité de Pierre et de Paul réconciliés? Je ne saurais encore le décider. En tout cas, et c'est un fait essentiel, dès cette époque, il n’y a pas accord pour expliquer la mort de l’Apôtre; les uns, comme Tertullien, la rapportent à la persécution de Néron; on le comprend, quelles circonstances pourraient paraître plus indiquées pour enfermer le supplice de Pierre? Les autres, tel l’auteur des Acta Petri, la rattachent à l’aventure de Simon le Magicien et la présentent comme une conséquence de sa défaite. Ainsi les documents les plus anciens, au lieu de s’offrir avec cette netteté dans l’affirmation, cette clarté et cet accord sur les circonstances, que nous serions en droit d'attendre de témoignages si rapprochés d’un fait capital dans la vie de l'Église romaine, et évidemment resté dans son souvenir à une place d'honneur, derneurent vagues, incertains et incohérents. Peu importe que des hommes, comme Eusèbe, en aient jugé autrement : « On raconte disait-il, (isropouvrat) que sous son règne (celui de Néron) Paul fut décapité et Pierre crucifié à Rome, » et les allégations de Denys, par exemple, lui paraissent dignes d'inspirer confiance. Eusèbe ne fait à qu’exprimer une