Lipsius, AAG., I, p
la voie d’Ostie‘, il songeait plus vraisemblablement à quelque souvenir de leur exécution qu'à leur tombeau, et son texte nous permet de penser qu’en son temps la localisation était faite; il ne s’en suit pas qu’elle était fondée, et aujourd’hui il faut bien convenir que le « lieu précis de la crucifixion demeure incertain?. »
IT. Peut-on seulement croire qu’en le plaçant à Rome la tradition se soit appuyée sur un fait assuré? Certains critiques écartent a priori, pour ainsi dire, la discussion sur ce point capital, en disant que si Pierre était mort hors de Rome, le souvenir de son supplice ne se serait pas perdu là où il l'aurait souffert”, et que non seulement on ne nomme aucun autre endroit que Rome, mais encore que la tradition romaine a toujours été acceptée par les autres Églises, sans aucune difficulté; aucune ne s'est vantée jamais « d'avoir vu Pierre mourir dans son sein ou de posséder ses reliques*. » Les mêmes critiques n’admet-
4. Nous n'avons pas à examiner ici la question du lieu de Pexécution de Paul, mais nous pouvons toujours remarquer que les affirmations qui la concernent inspirent plus de confiance que celles qui se rapportent au supplice de Pierre. Il faut évidemment accepter que les deux Apôtres ne sont pas morts en même temps et penser que Paul a été frappé avant Pierre (von Dobschütz), on après (Langen); pour ma part, je penche pour 63: Néron peut avoir jugé l’Apôtre dans quelque domaine placé entre la voie d'Ostie et la voie Ardéatine ; là où résidait l'Empereur se trouvait le prétoire; le supplicié à pu être enterré in proximo agro (cf. Tac., Ann., XN, 67); Lipsius, AAG., LI, p. 66, et surtout Erbes, Todestage, p. 64, ont dit l'essentiel sur ce point, pour nous secondaire.