‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 173 sur 221 · Lipsius, AAG., IL, p · texte numérisé non relu

Lipsius, AAG., IL, p

2. Prud., Peristeph., XII, Pass. Petri et Pauli, 7 et ss. D'ail leurs ce texte de Prudence, publié et commenté par Rinieri, S. Pietro, p. 343, ne l’embarrasse pas le moins du monde; par tiberina palus il entend les deux rives du fleuve, aussi loin qu’il est nécessaire pour que le supplice de Pierre et de Paul reste où la tradition le

fixe; c’est très commode. Le mot tropaeis ne lui inspire que cette glose : allusione ai npémoux di Gaio presbitero.

glorifier l’Asie Mineure, en rappelant les illustres tombeaux qu’elle comptait sur son sol. Eusèbe(ZE., IIT, 34, 4) fait dire à ce Proclus que les tombes de Philippe et des quatre prophétesses, ses filles, se trouvent à Hiérapolis; les sarcophages de Pierre et de Paul n’interviendraient-ils pas dans le débat pour élever la dignité apostolique de Rome au-dessus des prétentions de ces Cataphrygiens? Chase présente l'hypothèse en hésitant et il fait bien; car, outre que rien ne nous dit que Proclus ait tiré vanité du tombeau de Philippe et de ses filles, nous ignorons si Caïus a vraiment voulu lui faire pièce sur ce point et, en dernière analyse, son argument, dans cette intention, ne perdait rien de sa force à s’appuyer sur des trophées, signes de vicloire, plutôt que sur des tombeaux. D’autre part, on a tout lieu de croire que les corps des deux Apôtres, ou les restes censés apostoliques, n’ont été déposés que longtemps après Caïus là où s'élève aujourd’hui, en l'honneur de Pierre, la basilique vaticane et, en l'honneur de Paul, la basilique de Saint-Paul-Hors-les-Murs; s'il en est ainsi, Caïus, en écrivant frophées, n’a certainement pas entendu fombeaux; et comme, à vrai dire, les témoignages qui remontent « presqu’à la mort de l’Apôtre!, » se réduisent au sien, que Tertullien?, son contemporain, ne dit pas un mot qui

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