‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 174 sur 221 · Marucchi, Archéol., II, p · texte numérisé non relu

Marucchi, Archéol., II, p

2. Je mets son nom en avant parce qu’on sait qu’il avait probablement visité Rome et, en tout cas, qu'il appartenait à une Eglise en relations étroites avec celle de la Ville.

confirme l'interprétation qu’on en prétend donner, il supporte à lui seul tout le poids de la tradition orthodoxe, touchant la sépulture de Pierre.

Nous n'avons évidemment pas à faire état des attestations qui nous montrent en quelle vénération l’on tenait les tombeaux des Apôtres après Constantin ; elles ne prouvent rien, sinon qu’en ce temps-là on croyait posséder dans les basiliques du Vatican et de Saint-Paul-Hors-les-Murs les reliques des deux illustres matyrs; elles ne sauraient garantir leur authenticité. Je ne suis pas très touché de l’argument du P. Grisar? : « S'il y a eu à Rome un tombeau de S. Pierre, il ne pouvait être oublié, et, s’il n’y en a pas eu, on ne pouvait l’inventer. » J’accorde — encore qu'elle perde de son évidence pour peu qu’on y réfléchisse —la première proposition ; « la conscience de posséder le tombeau de Pierre au sein de la communauté ne pouvait s'éteindre » parmi les chrétiens de Rome; la seconde n'est rien moins qu'établie par cette remarque que l’Église romaine se trouvait trop exposée aux regards et à la critique des allants et venants pour risquer une supercherie, qui pouvait provoquer les protestations de ceux qui prétendaient posséder le corps de Pierre; et par cette autre que pas une fois une protestation de ce genre ne s’est élevée. L’érudit catholique me paraît mal poser les

1. Provenaz, S. Pierre, p. 148 et ss., réunit les textes du iv°et surtout du v° siècle qui se rapportent à cette rénovation; il y attache naturellement beaucoup d'importance.

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