‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 176 sur 221 · Marucchi, Archéol., III, p · texte numérisé non relu

Marucchi, Archéol., III, p

leurs ossements, si ce n’est une inscription avec le nom de LINVS, qui devait être, au jugement de M. de Rossi, celle du pape S. Lin. » Les jugements de M. de Rossi ont souvent besoin d’être revisés, et les données de la notice d’Anaclet ne sauraient s’accorder avec ce que nous savons des conditions de la vie chrétienne aux temps apostoliques; le cimetière du Vatican n’est pas une catacombe; l’idée d’une « sépulture pontificale, » sous les Flaviens et les Antonins, constitue presqu'une absurdité. Au reste, les recherches de Erbes et de Schultze ont établi qu’il n’y a pas eu de cimetière chrétien sur le Vatican avant l’époque constantinienne; les premières données dignes de foi, touchant la tombe des évêques romains, ne remontent pas plus haut que le début du m° siècle et elles ne se rapportent pas au Vatican : Zéphyrin, mort en 217, est enterré sur la voie Appienne; Calliste, mort en 223, in coemeterium Calepodii, sur la voie Aurélienne; Urbain, mort en 280, dans le cimetière de Prætextat; les suivants dans la crypte du cimetière de Calliste, sur la voie Appienne. On ne semble plus savoir alors où reposent les prédécesseurs de Zéphyrin‘; en tout cas, jusqu’à l’utilisation régulière de la crypte de Calliste, il ne semble pas qu'aucun emplacement fixe ait été réservé à la sépulture des évêques romains; la notice d’Anaclet, très tardive, ne représente, sans doute, pas autre chose qu’un effort pour combler une lacune de la

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