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églises de Rome au temps d’Alaric, ont peut-être précipité la ruine. En tout cas, son attribution à Pudens est de pure fantaisie’; rien du tout ne prouve qu’elle ait servi à Pierre et les arguments mis en avant pour l’authentifier ne valent même pas la réfutation?. Chacun convient que pas un texte ne dit mot d’elle avant la fin du 1v° siècle; cela suffit.
Au v* siècle, un Juif ingénieux vendit à Eudoxie, femme de Théodose Il, les chaînes que Pierre avait portées dans la prison de Jérusalem ; elle les apporta à Rome, où une belle église s’éleva pour les recevoir, probablement sous l’épiscopat de Sixte HI (+ en 440); c’est Saint-Pierre in vincula ; une fête en leur honneur s'établit également* et pour unir à propos l’utile à l’édifiant, on la mit au 1°" août, où se trouvait une fête païenne difficile à déraciner‘. Un si heureux succès encouragea les recherches, qui ne tardèrent pas à donner le résultat espéré ; les chaînes romaines de l’Apôtre, celles qui l’accablaient dans la prison Mamertline, furent à leur tour retrouvées; la légende en reporta, d’ailleurs, la découverte au ive siècle, en lattribuant à Ste Balbine, et elle sut garder une sage réserve sur le lieu et les circon-