‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 202 sur 221 · AR EL PIC CL NT · texte numérisé non relu

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tion provoque au moins quatré questions : y avait-il des évêques au temps de $. Pierre? Se considérait-il comme l’un d’entre eux? Est-il exact que les traditions plus ou moins anciennes, sur lesquelles se sont établies les diverses listes épiscopales romaines — car il en existe plusieurs — s'accordent à considérer PApôtre comme le premier évêque de la Ville? Aux âges apostolique et post-apostolique les Églises chrétiennes reconnaissaient-elles ane primauté, même uniquement honorifique, à l’Église romaine? L'examen approfondi de ces quatre questions nous demanderait beaucoup de temps et nous entraînerait assez loin denotre sujet, je me contenterai de présenter, à leur propos, quelques remarques.

Qu'il y avait eu, du vivant de S. Pierre, de véritables évêques, au sens que l'usage postérieur a donné à leur nom et que, particulièrement, la tradition romaine applique à Pierre lui-même, il me semble bien difficile de le soutenir aujourd'hui'; et, en fait, rares sont les historiens, même catholiques, qui s’efforcent encore d'établir que l’épiscopat représente une institution originelle et accordent seulement que la terminologie A manquait au début de précision et de rigueur?. Plusieurs critiques catholiques, fuori di dubbio, che Pietro fu il fondatore della chiesa di Roma,

e che in Roma esercilo l'episcopato per lo spazio di vinticinque anni.

1. Sohm, Xirchenrecht, 1, p. 164 et ss.; J. Réville, Orig. de | 1120 ; contre : Michiels, onte de l’épiscopat. . De Smedt, l’organisation ‘des Églises chréliennes Jusqu'au

milieu du III° siècle (Congrès scientifique internation. des cathol.}, 1888, t. IT, p. 297 et ss.

en revanche, tout en s'efforçant d'établir que l’épistopat « représente lasuccessiondes Apôtres, »concèdent qu’au moins l’épiscopat unitaire représente pourtant « à certains égards un stade postérieur de la hiérarchie', » qui ne se produit comme « le terme d’un développement?, » en Asie et en Syrie, qu'au début du n°siècle, tandis que la Z Petri, par exemple, aussi bien quele discours de Milet dans les Actes XVIT, «témoigne de l’exercice de l’êrisxori par une pluralité de presbytres®. » D’aucuns prétendent (Sohm) que l’épiscopat monarchique se constitua à Rome avant de s'établir ailleurs; il se peut, mais ce ne fut point au temps de S. Pierre‘. Nous avons tout lieu de croire que les listes épiscopales romaines ont été constituées au courant du u° siècle, alors que, l’épiscopat monarchique se trouvant bien établi à Rome et ailleurs, on ne concevait plus pour l'Église de la Ville un autre mode de gouvernement; ce point de départ accepté, il était fatal que, de proche en proche, on remontät jusqu'à Pierre dans la recherche des premiers évêques. Il ne faut pas prendre au sérieux la prétendue précision du Catalogue libérien, par exemple, qui, à côté du nom de chaque pape, depuis l'Apôtre, prend soin d'indiquer la durée précise de son pontificat; cette précision est arbitraire et n'a, si elle en a, que des rap-

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