‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 203 sur 221 · Batiffol, op. cit., p · texte numérisé non relu

Batiffol, op. cit., p

4. Sohm, Kirchenrecht, 1, p. 167 : Die Folge des Clemensbriefs swar die Einführung des Einselepiskopats in Rom.

ports fortuits avec l'exactitude; l'incertitude des premiers noms, sur lesquels les différentes listes qui nous restent ne s'accordent pas, la pauvreté des notices que leur consacre le Liber pontificalis, tout nous prouve que ces prétendus successeurs de Pierre n'avaient laissé aucun souvenir dans la mémoire chrétienne et que la tradition n'avait, à un moment donné, relevé leurs noms de l'oubli que parce qu'elle en avait eu absolument besoin. Selon toute apparence, l'Église romaine n’est pas encore régie par un évêque unique à l'époque où elle envoie à la communauté de Corinthe la lettre dite de Clément Romain. « On voudrait, écrit M. Batiffol', y constater explicitement l'existence de l’épiscopat monarchique. » Le malheur est qu’on ne ly constate même pas implicitement; l’épître est anonyme et la tradition seule la rapporte à Clément, peut-être sur la seule assurance de Denys de Corinthe. Et l’on prétend que ce Clément est assis dans la chaire de S. Pierre; n'est-il pas inconcevable qu’ilne le dise pas? Il s’en donne pourtant une bonne occasion lorsqu'il explique (XIE, 4) que les Apôtres eux-mêmes ont institué les évêques et les diacres dans les villes qu'ils ont visitées. Visiblement l’Église de Corinthe est encore gouvernée, quant aux choses matérielles, par un épiscopat plural et, quant aux choses spirituelles, par un conseil presbytéral, probablement élu*?. Rien dans

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