Clem., LIV, 2; LVI, 2; LXIV
par
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l'épitre ne nous assure qu’il en soit déjà autrement à Rome et, le mieux qu'on puisse dire, c’est que cette identité d'organisation ne nous est pas non plus net tement prouvée. Cependant il suffit de lire la lettre pour être certain qu’elle ne vient pas d’un pape, pas même d’un évêque, mais seulement de la communauté romaine! et cette impression n’est pas favorable à la tradition de l’épiscopat monarchique de Clément. Or, cette impression, un autre document la fortifie pour le début du mn siècle, c’est la lettre d’Ignace aux Romains, d’Ignace l’épiscopaliste, où pas un mot ne suppose que l’Église romaine soit gouvernée comme le confesseur souhaiterait que toutes les communautés chrétiennes le fussent. En réalité, le premier évêque romain qui ait laissé quelques souvenirs dignes de confiance est Sixte (+ 125), et s’il n’est pas possible d’assurer qu'il faille voir en lui le premier héritier unique de l’épiscopat plural, il se place tout proche du temps où la monarchie s'est établie dans l’Église de la Ville. La conclusion évidente c’est que Pierre n’en a pas été, au sens rigoureux du terme, le premier évêque.
Au reste, absolument aucun indice ne nous permet decroire qu'il sesoit prétendutel. «Pierre, apôtre de Jésus-Christ» et «presbytre, » c’est ainsi que se désigne lui-même l’auteur de la Z Petri (V, 1); à ses yeux « le pasteur et l’évêque » n'est autre que le Seigneur luimême?; ce sont les presbytres qui administrent les