‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 205 sur 221 · Lightfoot, AF*., P. I, I, p · texte numérisé non relu

Lightfoot, AF*., P. I, I, p

2. I Petr., II, 25 : rùv rotuéva val émloxorov tov buyüv toy.

communautés (IV, 1-4) et qui leur servent de modèle (V,1etss.); c’est l'Esprit qui désigne ceux qui doivent enseigner. Si Pierre est l’auteur de l’épitre, tient-il Là le langage d’un évêque et, dans le cas contraire, est-il vraisemblable qu’un faussaire ait négligé de lui préter les mots qui convenaient à sa dignité? D'autre part, Paul, en 58, etles Actes, en 61, semblent-ils soupçonner que la communauté romaine soit gouvernée par un évêque, même absent? Si donc Pierre a jamais paru dans la Ville, c’est en qualité d’Apôtre et non en celle d’évêque. Au m° siècle, on ne voyait plus la nuance et S. Cyprien‘ invitait les diacres à se souveair que les Apôtres, c’est-à-dire les évêques (apostolos id est episcopos), ce fut le Seigneur qui les choisit, tandis que les diacres, ce ne fut qu'après l’Ascension du Seigneur que les Apôtres les constituèrent pour être les ministres de leur épiscopat et de l'Église (Sibi constiltuerunt episcopatus suiel Ecclesiae ministros); » mais, plus lard, on sentira la différence que marque très bien Rufin, par exemple, quand il dit que, du vivant de Pierre, Linus et Cletus gèrent l’épiscopat, tandis que l’Apôtre gère l’apostolat?. Le dernier érudit catholique qui ait entrepris de maintenir à toute force S. Pierre sur le siège épiscopal de Rome, se trouve réduit à s’appuyer sur les textes qui sont censés prouver la réalité de la prédication de l’Apôtre dans la Ville et sur ceux qui nous représentent Pierre

Page 1